Le roi Charles Ier d’Angleterre (1600-1649) a affronté le Parlement anglais et s'est rapproché de l'Eglise catholiques, ce qui suscita notamment une guerre particulièrement sanglante sur le sol anglais dans les années 1640 entre les royalistes, partisans du roi Charles Ier, et les « Parlementaires », qui soutenaient Oliver Cromwell. Celui-ci accusa de trahison le roi Charles Ier qui fut exécuté en 1649, et la république fut institutée. Arte diffusera le 25 avril 2026 à 20 h 55 « Charles Ier d’Angleterre, du trône à l’échafaud », documentaire de Mimi Templar-Gay.
Petit-fils de la reine Marie Stuart et fils du roi Jacques Stuart, Charles Ier (1600-1649) devient à la mort de son père en 1625 roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande et le reste jusqu'à son exécution en 1649.
Dès le début de son règne, Charles Ier s'oppose au Parlement d'Angleterre : celui-ci veut réduire les prérogatives royales, le roi se considère être de droit divin et vise à augmenter ses revenus. Ses interventions dans les affaires religieuses des Églises d'Angleterre et d'Écosse, et ses hausses d’impôts non autorisées par le Parlement suscitent les réticences de prédicateurs protestants, qui le perçoivent comme un monarque absolu et un tyran.
Durant la guerre de Trente Ans, le roi Charles Ier refuse de soutenir durablement les forces protestantes. Il épouse une princesse catholique, Henriette-Marie de France et se rapproche de figures ecclésiastiques controversées, tels Richard Montagu et William Laud, qu'il nomme archevêque de Cantorbéry. Tous ces faits sont perçus par ses sujets, dont les puritains, comme un rapprochement exagéré de l'Église d'Angleterre de l'Église catholique. Enfin, Charles 1er s'efforce d'imposer des réformes religieuses en Écosse, ce qui cause des guerres des évêques, renforce la position des Parlements anglais et écossais, et accélère sa chute.
« L'œuvre du dimanche
Aujourd’hui, focus sur le portrait de Charles 1er d’Angleterre par Van Dyck, de retour en salle 853 après restauration !
Il s’agit là d’un des chefs-d’œuvre de l’artiste. Il fut payé par le roi en tant que portrait dudit monarque « à la chasse ». En effet, il ne s’agit pas à proprement parler d’un portrait royal officiel : Charles Ier vient sans doute de mettre pied à terre pour une courte halte alors que deux pages s’occupent de son cheval. Il est représenté comme un gracieux gentilhomme.
Mais cet élégant portrait, malgré son apparente désinvolture, est également une image de la grandeur royale. Le costume du roi est d’ailleurs trop somptueux pour une simple partie de chasse : chapeau à larges bords, bottes à revers et surtout magnifique pourpoint argenté.
On pense que ce portrait a été réalisé vers 1635, une dizaine d’années avant la fin tragique du monarque. Van Dyck a alors quitté Anvers pour s’installer définitivement à Londres et devenir le portraitiste officiel de la cour d’Angleterre. »
Lors de la fin du règne de Charles Ier, surviennent les guerres des Trois Royaumes et la première révolution anglaise, durant laquelle le souverain lutte contre les forces parlementaires. Ses troupes sont vaincues lors de la première guerre civile (1642-1645) ; le Parlement espère que le roi acceptera ses demandes de monarchie parlementaire. Mais le monarque royal refuse de négocier et s'allie avec l'Écosse, puis se réfugie sur l'île de Wight. Ce qui provoque une deuxième guerre civile (1648-1649), et Charles Ier est de nouveau vaincu, puis arrêté en 1649, jugé et exécuté pour haute trahison la même année. La monarchie est alors abolie et une « République », appelée Commonwealth d'Angleterre est instituée sous la direction d'Oliver Cromwell, chef des « Parlementaires ».
"Cromwell devint Lord Protecteur du Commonwealth républicain d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, et la Grande-Bretagne fut gouvernée comme une république – sans monarque – pendant les dix années suivantes. Chrétien fondamentaliste austère, Cromwell était un dirigeant brutal. On lui attribue généralement l'annulation du décret du roi Édouard Ier et l'autorisation donnée aux Juifs de s'installer à nouveau en Angleterre. La réalité est un peu plus complexe. En 1655, Menasseh ben Israël, chef juif néerlandais, adressa une pétition à Cromwell pour que les Juifs soient de nouveau autorisés à s'installer en Grande-Bretagne. Quelques années plus tard, une communauté juive clandestine de Londres demanda à Cromwell l'autorisation de pratiquer leur culte ouvertement. Cromwell n'a jamais consenti publiquement à la réinstallation de Juifs en Grande-Bretagne - en 1290, les juifs ont été contraints de quitter le sol anglais sous le règne du roi Edouard Ier -, mais il n'a pas réprimé les communautés juives de plus en plus visibles qui commencèrent à se former sous son règne. À la fin des années 1650, une petite communauté juive – comprenant plusieurs familles venues des Pays-Bas – s'était de nouveau installée en Grande-Bretagne."
Cromwell mourut en 1658. En 1660, la monarchie est restaurée et, de retour de son exil en Europe, le fils aîné de Charles Ier est couronné sous le nom de Charles II, suivi de son autre fils Jacques II, qui sera renversé par la seconde révolution anglaise.
« Charles Ier d’Angleterre, du trône à l’échafaud »
Arte diffusera le 25 avril 2026 à 20 h 55 « Charles Ier d’Angleterre, du trône à l’échafaud », documentaire de Mimi Templar-Gay.
« Cent trente ans avant la Révolution française, le roi Charles Ier d’Angleterre est décapité devant ses sujets. Retour sur ses vingt-quatre ans de règne et les événements qui ont conduit à sa condamnation à mort. »
« Second fils de Jacques VI Stuart, qui deviendra roi d'Angleterre sous le nom de Jacques Ier, Charles Ier d’Angleterre accède au trône en 1625, à 25 ans. »
« S’il commence par se présenter comme un allié du Parlement, il se révèle vite absolutiste et entre en conflit avec ses membres. »
« L’influence de son favori, George Villiers, premier duc de Buckingham, inquiète la population, qui voit dans le monarque un homme indécis et peu sûr de lui. Quant à sa femme, Henriette-Marie de France, la plus jeune fille d’Henri IV, elle est catholique, ce qui déplaît aux protestants. »
« Charles Ier multiplie également les faux pas diplomatiques : il provoque et perd une guerre avec l’Espagne, puis se met à dos la monarchie française en soutenant les huguenots. En manque d’argent, il renvoie le Parlement, qui lui refuse de nouveaux financements, et gouverne sans le convoquer pendant onze ans : c’est la période dite de la tyrannie. »
« Lorsque les Écossais se révoltent, une guerre civile éclate entre les royalistes et les parlementaires rebelles. Charles Ier en sort perdant. »
« Après un ultime retournement de situation, son grand ennemi Oliver Cromwell obtient du Parlement la condamnation à mort du roi, qui sera décapité le 30 janvier 1649. »
« Nourri d’interventions d’historiens, ce documentaire brosse un portrait captivant du souverain qui, bien malgré lui, mena l’Angleterre à la première révolution de son histoire. Celle-ci s’acheva par l’instauration d’une république pour une décennie. Un documentaire éclairant sur un épisode méconnu de l’histoire de la monarchie britannique. »
« Charles Ier d’Angleterre, du trône à l’échafaud » de Mimi Templar-Gay
Royaume-Uni, 2026, 90 min
Production : Blue Ant International Limited, One Tribe TV
Sur Arte diffuera les 25 avril 2026 à 20 h 55, 30 avril 2026 à 5 h 20, 11 mai 2026 à 5 h 25
Sur arte.tv du 28/02/2026 au 30/03/2031
Visuels : © One Tribe TV Ltd
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