mercredi 6 avril 2022

« Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la Maison d’Izieu, dans les collections de la Bnf »

Créée en 1943 avec l’appui du sous-préfet Pierre-Marcel Wiltzer dans le département de l’Ain, dirigée par Sabine et Miron Zlatin, la « Colonie d'enfants réfugiés de l'Hérault » a été un lieu de séjour et de transit pour une centaine d’enfants juifs qui y sont scolarisés. Le 6 avril 1944, la Gestapo commandée par Klaus Barbie y 44 enfants aux nationalités diverses (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Pologne) et sept adultes les encadrant, sauf Sabine Zlatin absente. La quasi-totalité des enfants sont assassinés au camp nazi d’Auschwitz (Pologne) et les deux plus âgés à Tallinn (Estonie). Les adultes connaissent un destin similaire. La galerie Zlatin de la maison d'Izieu présente l'exposition émouvante « Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la Maison d’Izieu, dans les collections de la Bnf » au catalogue passionnant. Commémoration de la rafle ce 6 avril 2022 en direct dès 14 h. A voir le 13 avril 2022 : la présentation de la Lanterne magique des enfants d'Izieu à la BnF.

Après la Shoah. Rescapés, réfugiés, survivants 1944-1947 
« La Babel des enfants perdus » par Théo Ivanez
« Le port d’Espérance » de Magnus Gertten 
Roman Vishniac Rediscovered


« Nous sommes arrivés en camion, pas en autocar, en camion ; et je me rappelle toujours, vous savez, Reifman, il a sauté du camion et a dit : “Quel paradis !” », a écrit Sabine Zlatin, dans ses Mémoires.

Elle avait raison. A flanc de côteaux arborés, ce lieu surplombe le Rhône, et inspire la sérénité. Il est bucolique, calme, quoi qu'un peu spartiate : durant la Deuxième Guerre mondiale, les garçons se lavaient recouraient à l'eau de la fontaine pour leur toilette... 

« La Maison d'Izieu est un mémorial laïc de la République qui témoigne d’un crime contre l’humanité, le lieu d’un drame, mais aussi un lieu où justice a été faite, un lieu où les enfants vivent ; il est l’un des trois lieux porteurs de la mémoire nationale des crimes racistes et antisémites commis par les nazis avec la complicité de l’État français et surtout un lieu d’enseignement et d’éducation, un lieu de culture et un lieu symbole de notre République et de ses valeurs, à commencer par la Fraternité », a rappelé Thierry Philip, président de la Maison d'Izieu

« La Bibliothèque nationale de France est heureuse de s’associer à la Maison d’Izieu pour présenter à ses visiteurs des dessins et des lettres des enfants réfugiés en ce même lieu de mai 1943 jusqu’à la rafle du 6 avril 1944. Ils seront conservés par Sabine Zlatin jusqu’en 1993, lorsqu’elle les donne à la Bibliothèque Nationale, lui témoignant sa confiance tout en lui rappelant la grandeur de sa mission : « Je choisis comme ‘lieu de mémoire’ la Bibliothèque Nationale, c’est-à-dire la France ». Conçue dans le cadre du programme « Dans les collections de la BnF», l’exposition « Couleurs de l’insouciance, Paroles et images des enfants de la maison d'Izieu » s’inscrit dans le contexte d’une année 2022 dédiée par la Maison d’Izieu aux dessins des enfants et d’une collaboration renouvelée entre les deux institutions. La BnF s’honore ainsi aujourd’hui de soutenir la Maison d’Izieu dans sa mission de haut lieu de la mémoire de la Shoah », a écrit Laurence Engel, présidente de la Bibliothèque nationale de France.

« Situé dans le Bugey, dans l'Ain, surplombant le Rhône, la Maison d’Izieu offre un panorama exceptionnel sur la plaine du Dauphiné, le Vercors et la Chartreuse. Son environnement, son histoire, la tragédie qui l’a fait connaître, les personnes qui se sont engagées et s’engagent encore pour faire vivre les valeurs de la République font la force de ce lieu à la beauté singulière où le message humaniste et universel légué par Sabine Zlatin résonne toujours… La vie insouciante des enfants à la Colonie, leurs rires et leurs jeux, mais aussi leur destin tragique, tant de souvenirs ravivés par la curiosité et le regard ému des enfants d’aujourd’hui… C’est avec une grande fierté qu’en 2022 nous verrons revenir des lettres et dessins créés par les enfants à la Colonie d’Izieu en 1943-44 et conservés depuis 1993 à la Bibliothèque nationale de France », a précisé Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu. 

Pour la première fois, la maison d'Izieu présente, dans un nouvel espace dénommé galerie Zlatin, l'exposition « Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la Maison d’Izieu, dans les collections de la Bnf ». Vingt-deux lettres et dessins originaux des enfants de la Maison d’Izieu provenant de la collection Sabine Zlatin conservée à la BnF et du Fonds Serge Klarsfeld, et présentés là où ils ont été créés.

« Ces dessins et lettres sont un véritable trésor, dont certains n’ont encore jamais été dévoilés au grand public. Porteurs de messages d'espoir, symboles de vie, devenus archives historiques, les dessins et lettres des enfants de la Maison d'Izieu ont été donnés par la directrice de la Colonie Sabine Zlatin à la Bibliothèque Nationale en 1993 ».

L'exposition révèle les espoirs, les imaginaires, les talents, l'amour filial, les inimitiés entre enfants, leurs espoirs, leur maturité...

Le Commissariat de l'exposition est assuré par Stéphanie Boissard, responsable recherche, documentation et archives à la Maison d’Izieu, et Loïc Le Bail, conservateur en chef, département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.   

« À l'occasion de cette exposition, la BnF et la Maison d'Izieu publient "On s’amusait, on jouait, on chantait : paroles et images des enfants d'Izieu (1943-1944)" de Stéphanie Boissard, Dominique Vidaud et Loïc Le Bail. Dessins, cahiers d’écolier, lettres, photos… Ces témoignages, d’autant plus fragiles et bouleversants qu’ils sont rares, sont réunis pour la première fois sous la forme d’un livre illustré. À travers des témoignages et documents d’archives, ce livre retrace l’aventure humaine que fut la Maison d’Izieu, au plus près de ceux qui y ont pris part ». 

« 1944-2022 : le parcours des dessins et des lettres 
L’œuvre de mémoire 
Trois semaines après la rafle du 6 avril 1944, Sabine Zlatin retourne dans la maison et, premier acte de mémoire, y recueille les lettres des enfants, leurs dessins, des photographies. 
« Pour leur plus grande part, [ces dessins] ont reposé près de quarante-cinq ans chez moi. Soigneusement gardés, jamais regardés car trop lourds de souvenir. Ils constituent le témoignage irrécusable, j’allais écrire vivant, de ce que furent les derniers mois de la vie de quarante-quatre enfants juifs […] et leurs éducateurs, jusqu’à la journée du 6 avril 1944 », écrit-elle en 1994. 
En 1946, elle fait poser une plaque sur la maison rappelant les noms des enfants et des adultes victimes de la rafle, ériger un monument aux disparus à Brégnier-Cordon et vient chaque année se recueillir devant la maison le 6 avril. En 1988, elle fonde l’association du Musée-Mémorial d’Izieu, qui crée l’actuelle Maison d’Izieu inaugurée en 1994. Pour des raisons de conservation, elle choisit en 1993 de donner sa collection à la Bibliothèque Nationale qui l’accueille comme un trésor de la mémoire nationale. 
Izieu, un lieu de vie 
La collection Sabine Zlatin de la BnF réunit des archives relatives à sa vie personnelle et à son action dans le sauvetage des enfants, parmi lesquelles des documents liés à l’histoire de la colonie, de sa création à la rafle, puis à l’oeuvre mémorielle. Les documents nous laissent entrevoir la vie quotidienne à Izieu, ses vicissitudes et ses moments d’insouciance et de joie. Le personnel encadrant s’était donné pour mission de protéger les enfants, cela signifiait les éduquer, leur préparer un avenir, et leur offrir, en ce lieu retiré, la sécurité nécessaire pour jouer, s’amuser, chanter. 
La présente exposition propose grâce à 17 lettres et dessins issus des collections de la BnF, 3 dessins et 2 lettres de Georgy Halpern prêtés par Me Serge Klarsfeld, d’approcher l’univers de ces enfants, et, à travers leurs créations picturales d’entrevoir leur imaginaire, à travers leurs écrits d’entendre leurs voix, de connaître leurs liens d’amitié, leurs jeux, leurs vœux, leurs espoirs. Izieu fut pour ces enfants un lieu de vie, un lieu à leur image. » 

« Un moment de bonheur insouciant du danger 
Dessins et petits mots ont été réalisés à Izieu entre mai 1943 et le 6 avril 1944, pour faire un cadeau à un copain, pour envoyer à un parent, pour le plaisir du temps passé à raconter une histoire avec des traits et de la couleur, dans une journée ponctuée de promenades, de jeux de plein air, de baignades ou de préparations de spectacle. 
Des cow-boys, des indiens, des avions et des éléphants, une chasse au tigre ou à l’ours polaire, l’imaginaire des enfants de la Colonie d’Izieu se nourrit de littérature, de cinéma, de revues pour enfants, de radio et de presse, comme pour tous les enfants. La diversité des registres et des inspirations, mais aussi leur banalité, nous renvoient à l’insouciance, ce sentiment si précieux propre à l’enfance. 
Pour cette exposition, les originaux choisis ont été classés en six thèmes :
• Indiens et cow-boys
• De capes et d'épées
• Humour
• Contes
• Petits mots et lettres 
• Souvenirs ? » 

« La genèse du projet d'exposition avec la BnF
Dès 2018, la Maison d'Izieu a souhaité rééditer un nouvel ouvrage de référence sur les dessins et lettres des enfants et, en 2019, a sollicité la Bibliothèque nationale de France (BnF), qui conserve les originaux de la collection de Sabine Zlatin et venait de présenter les films fixes dessinés et restaurés dans l’exposition “Manuscrits de l’extrême”. 
La BnF a aussitôt répondu très favorablement. D’un commun accord est née l'idée de publier un ouvrage de valorisation et d’organiser ensemble une exposition à la Maison d'Izieu. 
En cette année 2022, dédiée par la Maison d’Izieu aux dessins des enfants, ce dialogue entre les deux institutions se matérialise par l’organisation de l’exposition « Couleurs de l’insouciance, Paroles et images des enfants de la maison d'Izieu » et la coédition par la BnF et la Maison d’Izieu, de l’ouvrage « On jouait, on s’amusait, on chantait » : paroles et images des enfants d’Izieu, 1943-1944, centré sur la vie quotidienne des enfants à Izieu.
L’exposition inaugure le nouvel espace de la Galerie Zlatin, équipé de vitrines qui permettront de montrer régulièrement au grand public de précieux documents patrimoniaux dans les conditions appropriées.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre du programme « Dans les collections de la BnF » engagé en 2017, visant à présenter des pièces exceptionnelles au sein d’établissements culturels, à Paris et en région.
« La BnF est un acteur engagéde la vie culturelle sur le territoire national, par la création des pôles associés avec les grandes bibliothèques en région, par la diffusion de programmes d’Éducation artistique et culturelle ou par la politique active de prêts d’oeuvres pour des expositions auprès de nombreuses institutions. Avec ce nouveau programme d’expositions, j’ai souhaitéconfirmer la portée nationale de ce bien commun et mettre en lumière les échos que se font les collections de la BnF et celles de ses partenaires. » déclarait Laurence Engel, présidente de la BnF.
Depuis cinq siècles, la BnF collecte et préserve le patrimoine écrit et artistique de la France. Ses collections, d’une richesse exceptionnelle et d’une grande diversité, couvrent tous les champs du savoir et du patrimoine artistique : manuscrits richement enluminés, mais aussi photographies et estampes, cartes et plans, monnaies et médailles, chefs-d’oeuvre de l’Antiquité, livres précieux, trésors audiovisuels, costumes, partitions…
Dans les collections de la BnF permet de mieux faire connaître les collections de la Bibliothèque nationale à un large public en région.
Sur son site historique de la rue Richelieu à Paris, la BnF ouvrira en 2022 son musée pour présenter une anthologie de ses richesses patrimoniales, qui sont aussi celles de la Nation. »

« Parcours d'enfants
Les 17 documents choisis pour cette exposition ont été réalisés par Liliane Gerenstein, Georges Halpern, Max Tetelbaum, Joseph Goldberg, Otto Wertheimer, Sarah Szulklaper, Nina Aronowicz, Alice-Jacqueline Luzgart, Esther Benassayag. Ci-dessous, une sélection de portraits d'enfants dont les dessins et lettres seront exposés à la Maison d'Izieu. 
Otto Wertheimer 
Otto Wertheimer est né le 5 février 1932 à Mannheim de Hedwige Ledermann et de Wilhelm Wertheimer. 
Sa famille est victime de l’opération Wagner-Bürckel au cours de laquelle plus de 6500 hommes, femmes et enfants juifs du pays de Bade, du Palatinat et de Sarre en Allemagne sont expulsés vers le camp de Gurs, dans le sud-ouest de la France. La famille y est internée jusqu'en avril 1941. Puis, Otto et sa mère sont transférés vers l'hôtel Bompard, une annexe du camp des Milles (Bouches-du-Rhône). 
En octobre 1942, Otto est envoyé au château de Montintin (Haute-Vienne) où il reste jusqu'en mars 1943. Ses parents, eux, sont déportés par le convoi n°20 du 17 août 1942 à destination d'Auschwitz où ils sont assassinés. 
Otto arrive à la Colonie d'Izieu le 10 juin 1943, il a alors 11 ans et est inscrit sous le nom d'Octave Wermet. Plusieurs dessins signés de ce prénom attestent du talent de ce jeune garçon. 
Otto fait partie des enfants raflés le 6 avril 1944. Après une nuit passée à la prison de Montluc à Lyon, il est envoyé à Drancy puis déporté par le convoi n°71 du 13 avril 1944. Il arrive à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944 où il est assassiné. 
Ses cousines paternelles, vivant en France et en Israël, sont parties civiles au procès contre Klaus Barbie. Me Serge Klarsfeld les représente. 

Nina Aronowicz 
Nina Aronowicz est née le 28 novembre 1932 à Bruxelles de Mieckla Seiler et Szje-Leib Aronowicz. Elle est appelée couramment par sa famille et ses proches Mina et arrive sous ce prénom à Izieu. 
Nina a 8 ans en mai 1940 lorsqu’elle arrive en France avec ses parents à Palavas-les-Flots. Ceux-ci craignant une arrestation prochaine confient Nina à une famille française non juive à Lunel. Sa mère est arrêtée quelques jours plus tard puis déportée depuis Drancy vers Auschwitz-Birkenau par le convoi n°31 du 11 septembre 1942. Son père hospitalisé à l’hôpital Saint Louis de Perpignan est arrêté en novembre 1943. Il est déporté par le convoi n°64 du 7 décembre 1943 pour Auschwitz-Birkenau. Nina reste 8 mois à Lunel, puis elle est accueillie à la maison de Campestre, à Lodève (Hérault) avant d'arriver à Izieu le 7 juin 1943. Elle fête ses 11 ans à Izieu et reçoit à cette occasion des petits mots de ses camarades.
Nina fait partie des enfants raflés le 6 avril 1944. Après une nuit passée à la prison de Montluc à Lyon, elle est envoyée à Drancy puis déportée par le convoi n°71 du 13 avril 1944. Elle arrive à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944 où elle est assassinée. 
Son oncle paternel est partie civile au procès contre Klaus Barbie, tout comme une tante maternelle. Leur avocat est Me Serge Klarsfeld. 

Max Tetelbaum
Max Tetelbaum est né le 14 août 1931 à Anvers de Sefa Silberberg et de Jankel Tetelbaum. Il est l’avant-dernier enfant d’une fratrie composée de Gabrielle (née le 2 octobre 1927) Maurice (né le 27 novembre 1929) et Herman (né le 1er novembre 1933). 
Leurs parents, d’origine russe, ont dans un premier temps émigré à Paris. En 1927, ils partent s’installer à Anvers. 
Le parcours de la famille est peu documenté, il semble qu’elle ait fuit la Belgique au moment de l’occupation allemande du pays. Leur père est arrêté par les Allemands mi 41 ou 42 et déporté vers l’Est ; la fratrie est séparée. En septembre 1943, leur mère s’installe chez sa soeur à Chambéry, c’est alors que Max et Herman sont placés à la Colonie d’Izieu. Ils ont 12 et 10 ans. À Izieu, Max donne toute la mesure de son talent de dessinateur.
Max et Herman restent à la Colonie jusqu'à la rafle du 6 avril 1944. Après un passage d’une nuit à la prison de Montluc à Lyon, ils sont déportés par le convoi n°71 du 13 avril 1944. Ils arrivent à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944 où ils sont assassinés.
Au procès de K. Barbie, leur tante paternelle installée en Israël est partie civile et a pour avocat Me Serge Klarsfeld.

Liliane Gerenstein
Liliane Gerenstein est née le 13 janvier 1933 à Nice. Ses parents, Chendra Entine et Chapse Alexandre Gerenstein sont originaires d’Odessa (Russie). Elle a également un frère, Maurice, né le 3 janvier 1931 à Paris.
Sa famille est installée en France depuis 1924, et réside à Paris. Son père, musicien de profession, donne des représentations dans la capitale et en province.
En 1942, la famille décide de s’installer à Évian (Haute-Savoie). Les parents seront arrêtés en novembre 1943 par la 12e compagnie de la Wehrmacht de Thonon-les-Bains, puis transférés à l’Hôtel Pax de Annemasse et Drancy. Ils sont déportés par le convoi n°62 du 20 novembre 1943 pour Auschwitz.
Liliane et son frère arrivent à la Colonie d’Izieu en décembre 1943, ils ont respectivement 10 ans et 12 ans. Maurice est scolarisé au collège moderne de Belley.
Ils sont raflés le 6 avril 1944 et sont emmenés à Drancy après un passage d’une nuit à la prison de Montluc à Lyon. Ils quittent Drancy le 13 avril par le convoi n°71 et arrivent à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944 où ils sont assassinés.
Seul leur père survivra à la déportation. 
La cousine paternelle américaine de Liliane et Maurice Gerenstein est partie civile au procès contre Klaus Barbie et est représentée par Me Serge Klarsfeld. »

« Deux figures emblématiques 
Cette exposition a été conçue à partir des documents conservés à la Bibliothèque nationale de France et dans les archives personnelles des époux Klarsfeld. Retour sur le parcours de ces deux figures emblématiques.
Sabine Zlatin 
Née Chwast, le 13 janvier 1907, à Varsovie (Pologne), Sabine Zlatin est la dernière de douze enfants. Le père est architecte. Ne supportant plus à la fois un milieu familial étouffant et l’antisémitisme, elle décide au milieu des années 1920 de quitter son pays natal. Elle gagne successivement Dantzig, Köenigsberg, Berlin, Bruxelles et arrive en France, à Nancy, vers 1925. Elle entreprend alors des études en histoire de l’art. Elle fait la connaissance d’un jeune étudiant juif de Russie, Miron Zlatin. Né à Orcha en 1904, issu d’une famille aisée, celui-ci prépare, à l’université de Nancy, un diplôme d’études supérieures agronomiques. Le 8 octobre 1928, ils se marient à Varsovie.
En 1929, Miron et Sabine Zlatin acquièrent une ferme avicole à Landas dans le nord de la France. Après quelques difficultés, l’exploitation se révèle un succès. Ils sont naturalisés français le 26 juillet 1939.
En septembre 1939, la guerre éclate. Sabine Zlatin décide de suivre à Lille des cours de formation d’infirmière militaire à la Croix-Rouge. En mai 1940, devant l’avancée des troupes allemandes, le couple se réfugie à Montpellier. Sabine Zlatin y exerce comme infirmière de la Croix-Rouge à l’hôpital militaire de Lauwe. Congédiée à cause des lois antisémites, elle s’engage alors auprès de l’OEuvre de Secours aux Enfants (OSE). La suite de leur parcours les conduit dans l’Ain, à Izieu.
à Izieu
À cette époque, le village d’Izieu est situé en zone d’occupation italienne. À la demande du préfet de l’Hérault, investi dans le sauvetage des enfants juifs, Sabine et Miron Zlatin partent au printemps 1943 avec quelques enfants vers la partie de l’Ain sous occupation italienne. Ils sont recommandés à Pierre-Marcel Wiltzer, sous-préfet de Belley. Grâce à son aide, ils s’installent dans une grande maison au hameau de Lélinaz. L’installation de la colonie se fait légalement, avec l’appui de la sous-préfecture de Belley. La colonie n’est pas cachée ou clandestine. Peu à peu le quotidien s’organise et les membres de la colonie trouvent leur place dans cet environnement rural. Des liens se tissent avec les habitants et les institutions locales.
Sabine Zlatin n’est pas présente le jour de la rafle. Elle se charge des contacts avec l’extérieur. Elle effectue les trajets entre Izieu et Montpellier, où elle poursuit ses activités d’assistante sociale et d’aide à plusieurs familles. Dès qu’elle en apprend la nouvelle, elle tente de sauver les enfants. Elle se rend à Vichy puis à Paris, où elle contacte la Croix-Rouge. En vain. Quelques semaines après la rafle du 6 avril 1944, Sabine Zlatin revient à Izieu et découvre la maison mise à sac. Elle sauvegarde des lettres et dessins des enfants, ainsi que d’autres documents, qui constituent aujourd’hui les archives de la colonie. C’est un premier acte de mémoire et d’histoire.
Elle rejoint ensuite la Résistance à Paris. Elle porte le nom de Jeanne Verdavoire et agit auprès du service social du Mouvement de libération nationale.
À la Libération, elle est nommée hôtelière-chef du Centre Lutétia, où s’organisent le retour et l’accueil des déportés. En juillet 1945, Sabine Zlatin y apprend que son mari et les enfants de la colonie d’Izieu ne reviendront pas de déportation.
Après la fermeture du Centre Lutétia, en septembre 1945, elle s’installe définitivement à Paris. Elle reprend son activité de peintre, signant ses toiles du nom de Yanka, et exerce parallèlement le métier de libraire spécialisée dans les arts du spectacle.
Dès 1945, elle porte la mémoire de la rafle d’Izieu. En juillet 1945, elle écrit au préfet de l’Ain pour demander l’autorisation d’apposer une plaque sur la maison en souvenir des enfants. Le 7 avril 1946, une importante cérémonie est organisée avec le soutien des populations et des autorités locales. Plus de 3000 personnes se réunissent pour l’occasion ; un hommage solennel est rendu aux victimes de la rafle. Un monument est érigé à Brégnier-Cordon, village voisin d’Izieu. Une plaque, sur laquelle sont gravés les noms des enfants et des adultes arrêtés, est apposée sur la maison qui accueillit la colonie.
Cette première cérémonie inscrit le souvenir de la rafle dans les lieux, mais aussi dans le temps. Dès lors, autour de Sabine Zlatin, de Léon Reifman et de plusieurs membres des familles des enfants d’Izieu, les populations et autorités locales commémorent régulièrement la rafle du 6 avril 1944 ».
Témoin au Procès K. Barbie
Elle témoigne au procès Barbie à Lyon en 1987. Lors de l’instruction Serge Klarsfeld retrouve le télex de Barbie rendant compte de la déportation des quarante-quatre enfants. Cette pièce décisive a été retrouvée parmi les archives du Centre de Documentation juive contemporaine, elle constitue l’une des principales preuves qui permettront de prononcer sa condamnation pour crime contre l’humanité. Au cours des sept semaines et demie que dure le procès, trois audiences, entre le 27 mai et le 2 juin 1987, sont consacrées à la rafle d’Izieu.
« Je veux dire surtout à la défense de Barbie que Barbie a toujours dit qu’il s’occupait uniquement des résistants et des maquisards. Ça veut dire des ennemis de l’armée allemande. Je demande : “Les enfants, les 44 enfants, c’était quoi ? C’était des résistants ? C’était des maquisards ? Qu’est-ce qu’ils étaient ? C’était des innocents !” » (Extrait du témoignage de Sabine Zlatin au Procès de K. Barbie)
Avec d’autres liés à l’histoire de la Colonie d’Izieu, elle fonde, à l’issue de ce procès, l’association du « Musée-Mémorial d’Izieu », à l’origine de la création du mémorial en 1994. Elle meurt en 1996 à Paris.

Serge et Beate Klarsfeld
Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France avec son épouse Beate, œuvra à l’arrestation du criminel nazi K. Barbie en 1983 en Bolivie. La même année, il fait paraître le premier ouvrage de référence sur l’histoire des enfants d’Izieu. 
En 2020, Serge Klarsfeld a confié à la Maison d’Izieu le soin de faire l’inventaire des documents qu’il avait collectés à l’occasion du procès de K. Barbie dans les familles des enfants. Les deux lettres et trois dessins extraits de ces documents seront présentés lors de cette exposition à la Maison d'Izieu. »

Divers événements sont prévus autour de l'exposition.
A LA MAISON D'IZIEU
Le 6 avril 2022 à la Maison d'Izieu a eu lieu la commémoration 78 ans après la rafle des 44 enfants et des 7 éducateurs de la Colonie d’Izieu le 6 avril 1944 (en direct sur YouTube)
13h30 • Cérémonie commémorative à Brégnier-Cordon 
14 h • Cérémonie commémorative devant la Maison d'Izieu  
      • Inauguration de l'exposition « Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la Maison d’Izieu, dans les collections de la Bnf » en présence de Laurence Engel, présidente de la Bnf, de Serge et Beate Klarsfeld 
15 h • Émission à suivre en direct sur www.memorializieu.eu et sur les réseaux sociaux 
Président de la Maison d'Izieu, Thierry Philip a loué le Président ukrainien Volodymyr Zelensky (14'). Il a dressé un parallèle entre la "petite Ukrainienne dans sa cave" et une des enfants juifs qui chantait dans le camion utilisé par les nazis lors de la rafle "Vous n'aurez pas la France et la Lorraine". Un parallèle infondé et choquant. 

Quant à Serge Klarsfeld, il a affirmé son attachement aux Mémoriaux de la Shoah, et a dit à 2h02'40" de la vidéo : "On sait qu'on laisse un bilan. Mais d'un autre côté, ce bilan repose sur la volonté civique des Français. Si les Français votent pour Eric Zemmour ou s'ils votent pour Le Pen, ces lieux disparaitront". Applaudissements d'une partie du public. Une allégation fausse concernant Eric Zemmour.

Parution officielle du nouvel ouvrage de référence sur la colonie des enfants d'Izieu "On s’amusait, on jouait, on chantait : paroles et images des enfants d'Izieu (1943-1944)" de Stéphanie Boissard, Dominique Vidaud et Loïc Le Bail, éditions BnF/Maison d’Izieu, 2022. Tarif 29 euros
« Cher papa, je suis bien arrivé à Izieu il fait très beau ici » 
Le 18 mai 1943, le petit Georges Halpern, sept ans, s’installe avec huit autres enfants, juifs pour la plupart, à la villa Anne-Marie, une grande maison située sur les contreforts du Jura. Sous la direction de Sabine Zlatin, la « colonie des enfants réfugiés de l’Hérault » leur offre en ces temps de guerre un refuge salvateur. Ils seront bientôt rejoints par des dizaines d’autres jeunes. Mais le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, la colonie est raflée ; 44 enfants et sept adultes sont arrêtés et déportés. Seule l’une des monitrices survivra. 
Derrière eux, les pensionnaires d’Izieu ont laissé dessins, lettres, photos… Autant de témoignages qui racontent les affres de la séparation, mais aussi les moments de complicité, les rêves et les espoirs partagés, les jeux, les rencontres… À travers la reproduction de ces documents, rassemblés après le drame par Sabine Zlatin puis donnés à la Bibliothèque nationale de France en 1993, ce livre retrace l’aventure humaine qui fut celle de la Maison d’Izieu, au plus près de ceux qui y ont pris part"

Présentation de la Lanterne magique des enfants d'Izieu : premier court-métrage d’animation réalisé à partir des dessins des enfants sur l’histoire d’« Ivan Tsarawitch ». Un financement participatif a pris fin le 27 mars 2022 en dépassant l'objectif visé. 

À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE À PARIS 
Le 13 avril 2022 : • Soirée événement à la BnF, à 18h : sur les dessins et lettres des enfants de la Maison d’Izieu - Petit Auditorium Bibliothèque François Mitterrand, BnF – réservation conseillée 
En présence de Serge et Beate Klarsfeld 

À LA MAISON D'IZIEU
Le 8 juin 2022 : • JOURNÉE D'ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE à la Maison d'Izieu en partenariat avec la BnF 

À LA MAISON D'IZIEU 
Le 6 juillet 2022 • NOCTURNE de 17h à 20h, tout public à la Maison d’Izieu pour le dernier jour de l'exposition dans les collections de la BnF 

Le 19 juillet 2022 • INAUGURATION DE L'EXPOSITION TEMPORAIRE GEORGY, LETTRES ET PHOTOS À LA MAISON D'IZIEU, DANS LES ARCHIVES DE SERGE ET BEATE KLARSFELD 

« NOMS DES 44 ENFANTS ET 7 ADULTES ARRÊTÉS À LA COLONIE D’IZIEU LE 6 AVRIL 1944 ET DÉPORTÉS

Sami Adelsheimer, 5 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°71
Hans Ament, 10 ans, né en Autriche, déporté par le convoi n°75
Nina Aronowicz, 11 ans, née en Belgique, déportée par le convoi n°71
Max-Marcel Balsam, 12 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Jean-Paul Balsam, 10 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Esther Benassayag, 12 ans, née en Algérie, déportée par le convoi n°71
Elie Benassayag, 10 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Jacob Benassayag, 8 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Jacques Benguigui, 12 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Jean-Claude Benguigui, 5 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Richard Benguigui, 7 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Barouk-Raoul Bentitou, 12 ans, né en Algérie, déporté par le convoi n°71
Majer Bulka, 13 ans, né en Pologne, déporté par le convoi n°71
Albert Bulka, 4 ans, né en Belgique, déporté par le convoi n°71
Lucienne Friedler, 5 ans, née en Belgique, déportée par le convoi n°76
Egon Gamiel, 9 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°71
Liliane Gerenstein, 11 ans, née en France, déportée par le convoi n°71
Maurice Gerenstein, 13 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Henri-Chaïm Goldberg, 13 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Joseph Goldberg, 12 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Claudine Halaunbrenner, 5 ans, née en France, déportée par le convoi n°76
Mina Halaunbrenner, 8 ans, née en France, déportée par le convoi n°76
Georgy Halpern, 8 ans, né en Autriche, déporté par le convoi n°71
Arnold Hirsch, 17 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°73
Isidore Kargeman, 10 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Liane Krochmal, 6 ans, née en Autriche, déportée par le convoi n°71
Renate Krochmal, 8 ans, née en Autriche, déportée par le convoi n°71
Max Leiner, 8 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°71
Claude Levan-Reifman, 10 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Fritz Loebmann, 15 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°71
Alice-Jacqueline Luzgart, 10 ans, née en France, déportée par le convoi n°75
Marcel Mermelstein, 7 ans, né en Belgique, déporté par le convoi n°74
Paula Mermelstein, 10 ans, née en Belgique, déportée par le convoi n°74
Theodor Reis, 16 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°73
Gilles Sadowski, 8 ans, né en France, déporté par le convoi n°71
Martha Spiegel, 10 ans, née en Autriche, déportée par le convoi n°71
Senta Spiegel, 9 ans, née en Autriche, déportée par le convoi n°71
Sigmund Springer, 8 ans, né en Autriche, déporté par le convoi n°71
Sarah Szulklaper, 11 ans, née en France, déportée par le convoi n°71
Herman Tetelbaum, 10 ans, né en Belgique, déporté par le convoi n°71
Max Tetelbaum, 12 ans, né en Belgique, déporté par le convoi n°71
Charles Weltner, 9 ans, né en France, déporté par le convoi n°75
Otto Wertheimer, 12 ans, né en Allemagne, déporté par le convoi n°71
Emile Zuckerberg, 5 ans, né en Belgique, déporté par le convoi n°71
Lucie Feiger, 49 ans, née en France, déportée par le convoi n°72
Mina Friedler, 32 ans, née en Pologne, déportée par le convoi n°76
Sarah Levan-Reifman, 36 ans, née en Roumanie, déportée par le convoi n°71
Eva Reifman, 61 ans, née en Roumanie, déportée par le convoi n°71
Moïse Reifman, 62 ans, né en Roumanie, déporté par le convoi n°71
Miron Zlatin, 39 ans, né en Russie, déporté par le convoi n°73
Léa (Laja) Feldblum, 25 ans, née en Pologne, déportée par le convoi n°71, seule survivante. »

CHRONOLOGIE

« Juin 1940 Suite à sa victoire sur l’armée française, Hitler impose un armistice qui coupe la France en deux parties : la zone nord est directement administrée par les forces d’occupation allemandes et la zone sud est dirigée par un gouvernement présidé par le maréchal Pétain.

Juillet 1940 Le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs, met fin à la République et installe son gouvernement à Vichy (d’où le nom de « gouvernement de Vichy »). 

Octobre 1940
Promulgation des lois allemandes (zone nord) et françaises (zone sud) créant un statut particulier pour les Juifs en France ; premiers internements de Juifs étrangers. 

Janvier 1942 Les dirigeants nazis réunis à la Conférence de Wannsee planifient la destruction des Juifs d’Europe.
 
Juillet 1942 Le gouvernement de Vichy propose aux Nazis de déporter aussi les enfants « pour ne pas séparer les familles ».
 
Novembre 1942
Les Allemands occupent la zone sud à l’ouest du Rhône, leurs alliés italiens contrôlant les huit départements à l’est du Rhône. La zone italienne devient un refuge pour les Juifs traqués par la Gestapo. 

Mai 1943 Arrivée des premiers enfants protégés par Sabine et Miron Zlatin à la colonie d’Izieu grâce à l’appui officiel du sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer. 

Septembre 1943 Les Allemands prennent le contrôle de la zone italienne. 

Octobre 1943 Une institutrice, Gabrielle Perrier, est nommée à la Colonie par l’Inspection académique de Bourg-en-Bresse. 

6 avril 1944 Rafle de la colonie d’Izieu ordonnée par le SS Klaus Barbie. Les 44 enfants et 7 adultes arrêtés sont déportés par six convois entre le 13 avril et le 30 juin 1944. Sabine Zlatin, en déplacement à Montpellier, échappe à la rafle. 

Juin 1944 Débarquement des Alliés en Normandie. 

Août 1944 Libération de Paris. 

Janvier 1945 Libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques. Léa Feldblum, éducatrice à la Colonie, est la seule rescapée de la rafle. 

Février 1946
La rafle de la colonie d’Izieu est évoquée au Tribunal militaire international de Nuremberg. Le télex de Klaus Barbie envoyé le 6 avril 1944 à ses supérieurs à Paris devient une preuve établissant le « crime contre l’humanité » dans le droit international. 

Avril 1946 Première commémoration de la rafle d’Izieu, à l’initiative de Sabine Zlatin. 

Juillet 1987
À l’issue d’un long procès, Klaus Barbie ramené de Bolivie en France par Serge et Beate Klarsfeld est condamné à la réclusion à perpétuité pour « crimes contre l’humanité » grâce au télex qui signait sa responsabilité dans la rafle de la colonie d’Izieu. 

Février 1993 La Maison d’Izieu est reconnue par décret présidentiel comme l’un des trois lieux de la mémoire nationale des crimes et persécutions commises par les nazis avec la complicité du gouvernement de Vichy . Une stèle nationale est installée sur le site. 

24 avril 1994 Inauguration de la Maison d’Izieu par le président de la République François Mitterrand. 

6 avril 2015 Inauguration de l’extension du mémorial et de la nouvelle exposition permanente par le président de la République François Hollande. » 


Stéphanie Boissard, Dominique Vidaud, Loïc Le Bail, "On s’amusait, on jouait, on chantait : paroles et images des enfants d'Izieu (1943-1944)". La BnF et la Maison d'Izieu, 2022. 18,5 × 23 cm, broché. 224 pages, 120 illustrations. 29 €. ISBN : 978 2 7177 2884 2

Du 6 avril au 6 juillet 2022
70 route de Lambraz 
F- 01300 IZIEU 
Tél. : +33(0)4 79 87 21 05 

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Les citations proviennent du dossier de presse aux textes de Loïc Le Bail, BnF, Maison d'Izieu.

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