vendredi 19 mars 2021

Mike Brant (1947-1975)


Né à Chypre dans un camp de personnes déplacées (DP) rescapées de la Shoah, chanteur et compositeur juif israélien, patriote, Mike Brant (1947-1975) a joui d'une célébrité fulgurante né d'un malentendu - il aspirait à être un entertainer à l'américaine ainsi qu'à être apprécié pour ses talents de compositeur/interprète/imitateur et était considéré avec dédain comme un « chanteur pour minettes » hurlant -, et a souffert d'être grugé par des individus en qui il avait eu confiance. France 3 diffusera les 19 mars 2021 à 0 h 45 et 26 mars 2021 à 9 h 20 "Mike Brant, l'étoile filante", de François Chaumont


« Mon frère Mike était un lion avec un cœur en cristal », a résumé Zvika Brand.

Dans le cadre de ses expositions d’icônes culturelles, les Israel Design Galleries of Holon, ville située au sud de Tel Aviv, ont présente « “Moshe” – Mike Brant Superstar », exposition dont le commissariat est assuré par Ilana Carmeli Lenner et Rafi Vazana. 

Mike Brant (1947-1975) était un séduisant chanteur et compositeur juif israélien à l’ascension rapide vers le vedettariat dans la variété française.

« En Israël, dans les années 1960, alors que dominaient les chansons patriotiques – chansons de la Terre d’Israël pour nourrir les rêves et espoirs des adolescents souhaitant construire leurs foyers et défendre leur patrie -, Mike Brant est apparu avec un répertoire de standards familiers, en anglais et en français, avec pour thème principal le souhait et le rêve de devenir une superstar. »

« Mike Brant » est « le nom de scène choisi par l’artiste pour faciliter sa carrière, principalement à l’international, pour devenir une idole et un modèle d’une personne ayant atteint un succès et une célébrité inédits. » 

« Vivre son rêve », tout en réalisant les rêves des masses et renforçant leur désir d’écouter, de voir et de toucher. »

« Son engagement professionnel, son charisme extraordinaire et son désir de se distinguer l’ont transformé en une star qui a influencé la scène culturelle locale et mondiale, pas seulement musicalement, mais aussi socialement, et l’ont fait entrer dans le Panthéon des stars internationales de l’entertainment (divertissement). »

Le « milieu où est né Mike Brant – fils d’une rescapée de la Shoah, né dans un camp de réfugiés à Chypre, ayant grandi dans un petit appartement à Haïfa et exempté de service militaire au sein de Tsahal (IDF) en raison de problèmes médicaux – constitue une partie intégrale du succès incroyable qu’il a eu et de son statut de superstar perçu comme telle par les médias et le public, en recherche d’idoles en qui s’identifier. Brant a exploité cela et son physique avantageux, parlait franchement durant les interviews et attirait rapidement des fans parmi ceux osant rêver de briser le plafond de verre.

« Dès ses débuts comme membre de l’orchestre « Chocolat » qui se produisait dans des soirées et des cafés à Haïfa et à Tel Aviv, et jusqu’à son récital qui a changé sa vie au légendaire night-club Baccara à Téhéran, après des tournées dans des night-clubs en Israël, aux Etats-Unis, en Afrique du sud, Mike Brant a gardé sa capacité phénoménale à créer des contextes et à être « in the right place at the right time ». 

Mike Brant « était plein de confiance et humble, un aventurier audacieux et un professionnel méticuleux avec une présence sur scène extraordinaire, en raison de son talent vocal, ses chansons émouvantes, son sex appeal et son talent pour imposer des modes. »

L’exposition “Moses” fournit « une rare vision des moments personnels de la superstar au travers d’une collection d’objets originaux qui ont été rassemblés et préservés durant sa vie et après sa mort tragique en 1975, par son frère Zvika Brand et sa nièce Yona Brand. »

Elle « retrace l’histoire de l’ascension fulgurante vers la célébrité d’un artiste déterminé qui, en peu de temps, s’est métamorphosé de chanteur anonyme en une figure renommée et bien-aimée du public à un niveau inédit et qui ne pouvait pas être limité par les frontières d’Israël. »

Elle « s’attache aux étapes importantes dans le processus de l’écriture des chansons, les contextes sociaux et les efforts professionnels qui l’ont aidé à atteindre le statut de star sur les plus grandes scènes en Europe, gagner des compétitions convoitées et devenir un modèle et une idole des masses en Israël et plus généralement dans le monde. »

L'exposition évoque une époque révolue. Celle des pantalons pattes d'éph (pattes d'éléphant) et des paillettes, des émissions télévisées de Guy Lux accueillant Johnny, Sylvie, Claude, Sheila, Joe, Sacha et quelques autres, ainsi que de Philippe Bouvard, des disques matraqués par des stations de radio partenaire de firmes discographiques, d'insouciance rompue par le « choc pétrolier » en 1971 et la guerre du Kippour en 1973 au cours de laquelle Mike Brant s'est rendu en Israël auprès des soldats blessés... 

L’exposition « montre des vêtements conçus pour Mike Brant entre 1970 et 1975 : tailleurs, manteaux, accessoires de mode et chaussures, disques d’or, prix et certificats, photographies inédites provenant de son album personnel, vidéo clips, dont celui de « Laisse-moi t'aimer » miniatures, albums de fans, portraits tout au long de sa carrière, articles de presse et couvertures de magazines internationaux, manuscrits originaux, lettres personnelles, etc. »

« Adolescente dans les années 1970, j’ai grandi avec les chansons de Mike Brant. Mon premier slow avait sa voix en fond sonore. Mike était une idole pour les filles à cette époque – un chanteur israélien qui était un homme très séduisant avec une voix en or. Il a chanté des chansons romantiques, captivé les cœurs des adolescentes et est devenu l’objet de leur amour non partagé. Aujourd’hui, quelques décennies après sa mort tragique, après avoir enquêté et fouillé dans ses biens et albums personnels préservés par sa famille, j’ai découvert le monde entier de Mike, la personne et le chanteur, l’homme et ses chansons adorées par tant de personnes dans le monde à ce jour et ayant préservé sa mémoire vivante pour toujours », a déclaré Ilana Carmeli Lenner, une des deux commissaires de l'exposition.

« Quant j’étais adolescent, j’ai acheté l’album spécial sorti lors du 20e anniversaire de la mort de Mike Brant, et j’ai été captivé par sa voix profonde et sa personnalité me fascine depuis ce jour. Je trouve de nombreuses similarités entre le succès foudroyant de Mike Brant et l’époque contemporaine, avec les réseaux sociaux et les émissions de télé réalité, éléments de l’industrie et de l’arène culturelle qui servent de tremplins vers le succès. Sans son talent exceptionnel et son travail fourni pour réaliser son rêve, Mike Brant n’aurait pas laissé cette marque indélébile », a abondé Rafi Vazana, autre commissaire de l’exposition.

En 2018, une place du XVIe arrondissement de Paris a été dénommée en hommage à Mike Brant. Elle est située au carrefour des rues Dufresnoy, Benjamin Godard et Spontini et de I’avenue Victor Hugo, près du domicile de l'artiste défunt.

Boulevard Mike Brant
Le 5 août 2020, a été inauguré à Haïfa le boulevard Mike Brant. Il est situé "dans le quartier de Kiryat Eliezer, au nord-ouest de la cité portuaire. Son frère, Tzvika Brand, 70 ans, a confié ne "pas comprendre pourquoi il a fallu tellement de temps pour qu'il y ait une rue à son nom en Israël. Je suis très ému aujourd'hui". 

"Mike Brant, l'étoile filante"
France 3 diffusera les 19 mars 2021 à 0 h 45 et 26 mars 2021 à 9 h 20 "Mike Brant, l'étoile filante" de François Chaumont. "Le 25 janvier 1970, lors du gala du Midem à Cannes, un jeune chanteur israélien de 22 ans vient représenter la France avec sa chanson «Laisse-moi t'aimer». Les Français découvrent Mike Brant en direct à la télévision. Naissance médiatique d'un phénomène qui va électriser les foules. Des couvertures de journaux par centaines, des galas par milliers, 15 millions de disques vendus en cinq ans. Davantage que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François ou Joe Dassin à la même époque. Mike Brant va vivre dans un tourbillon insensé à l'image d'une époque frénétique, légère, joyeuse où les stars de la chanson sont les nouvelles idoles de la jeunesse. Ce documentaire raconte sa vie brutalement interrompue, à travers des images d'archives et les témoignages de ceux qui l'ont connu."


"Mike Brant, l'étoile filante" de François Chaumont
France, 2021, 130 minutes
Sur France 3 les 19 mars 2021 à 0 h 45 et 26 mars 2021 à 9 h 20
Disponible jusqu'au 11.05.2021

Du 30 mai au 30 août 2019 
A la Meirov Gallery 
31 Hertsfeld Street Holon
Tél. : +972-3-6516851
Du mardi au jeudi de 17 h à 20 h, vendredi et samedi de 10 h à 13 h
Entrée libre

Visuels :
תערוכה מייק ברנט. באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1971 בהופעה באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1974 עם אמא ואח צבי.באדיבות_פביאן_לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1972 בדירתו. באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1971. באדיבות פביאן לקוברה

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Les citations sur l'exposition proviennent du communiqué de presse. Cet article a été publié le 22 août 2019, puis le 27 août 2020.

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