mercredi 11 septembre 2019

« Cinq caméras brisées » par Emad Burnat et Guy Davidi


« Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » (5 Broken Cameras), film partial écrit et réalisé par Emad Burnat et Guy Davidi (2011). Durant six ans, un agriculteur Arabe palestinien filme les actions d’habitants de son village contre la barrière de sécurité anti-terroriste et des soldats israéliens. Un « documentaire » ou « documenteur » véhiculant des stéréotypes anti-israéliens, occultant le terrorisme palestinien ainsi que Pallywood, et primé lors de nombreux festivals. LCP Sénat le rediffusera le 11 septembre 2019.

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« Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » se situe dans la lignée de "Budrus", documentaire américain, israélien et "palestinien" (2009) écrit et réalisé par Julia Bacha, produit par Ronit Avni et Julia Bacha. Il filme des manifestations "non-violentes des habitants du village de Budrus contre l'édification de la barrière de sécurité anti-terrorisme palestinien" accusée d'empiéter sur des terres du village.

« Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » a "été développé dans le cadre de l’édition 2009 du programme Greenhouse soutenu par le programme Euromed Audiovisuel". Trois des films soutenus "traitent de fortes histoires se trouvant au cœur du conflit israelo-palestinien".

« Pendant six ans, Emad Burnat, un paysan palestinien de Bil´in en Cisjordanie, a filmé  l´armée israélienne construire un mur sur les terres de son village. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un « mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi´in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil´in s´engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de coexister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil´in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d'un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu'ils sont affectés par ce conflit sans fin ».

C'est en ces termes que LCP (La chaîne parlementaire) présente « Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » (5 Broken Cameras), film partial écrit et réalisé par Emad Burnat et Guy Davidi (2011). Rectifions tout de suite  quelques erreurs : Bil'in se trouve en Samarie, près de la Ligne verte, c'est-à-dire une ligne d'armistice (1949), et non une frontière définitive, tracée après la guerre d'Indépendance née du refus du monde islamique ou/et Arabe de la refondation de l'Etat juif. Le "mur" ? Il s'agit généralement de la partie en réseau de barbelés de la clôture de sécurité anti-terrorisme palestinien, et non la minime partie en béton. La lutte de ces Arabes palestiniens revêt plusieurs formes : obtenir une décision favorable de la Cour suprême israélienne contre le tracé de la barrière - ce qu'ils obtiendront -, abattre la barrière, harceler les soldats israéliens, etc.

Les réalisateurs des « Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » donnent uniquement le point de vue d'Emad qui comment en voix off, lente et quasi-atone, inexpressive. Le (télé)spectateur est invité à adopter le point de vue subjectif de l'Arabe palestinien. Emad n'est pas le simple agriculteur attaché à "sa terre", à ses oliviers, présenté dans le film car il est arrêté par les forces de sécurité israéliennes et veut emporter l'adhésion de l'opinion publique internationale par les images qu'il capte avec ses caméras.

Rien ne nous est épargné des stéréotypes de la propagande palestinienne : instrumentalisation des enfants, "manifestations" le vendredi de civils contre des soldats israéliens dé-personnalisés, terminologie biaisée d'Arabes palestiniens - "colonies", "occupation", "Vous avez volé notre terre", "Vous n'avez aucun cœur", "C'est la terre où nous avons toujours vécu" - qui délégitime l'Etat d'Israël, blessé transporté sans égard dans une ambulance comme dans Pallywood, déracinement des oliviers, enfants symboles de l'innocence...

Quid de l'enseignement de la haine d'Israël et des Etats-Unis notamment dans les manuels scolaires palestiniens ? Quid de l'entrainement para-militaire des enfants et adolescents Arabes palestiniens ? Quid du soutien au terrorisme islamiste par l'Autorité palestinienne ? Quid des attentats terroristes palestiniens contre des civils israéliens tués ou gravement blessés ? Quid de la corruption, des détournements de l'aide financière internationale, de la persécution des opposants politiques, des homosexuels et des chrétiens ? Quid des résidences luxueuses des dirigeants de l'Autorité palestinienne, des centres commerciaux débordant de nourriture, des palaces, etc. ? Quid  de l'aide médicale israélienne aux Arabes palestiniens ? Tous ces faits sont occultés dans ce film.

Des intertitres sur fonds noir annoncent le recours à une nouvelle caméra. Inutile de préciser que l'on a eu hâte d'arriver à l'ultime caméra tant le film s'est avéré non seulement choquant par sa partialité, mais surtout ennuyeux et répétitif : les messages sont martelés. Cela a du plaire à des professionnels du cinéma car le film a été primé dans de nombreux festivals.

Ce documentaire a reçu de nombreuses distinctions : Prix du public et prix spécial du jury au Festival international du film documentaire d'Amsterdam 2011, Prix du Meilleur réalisateur international pour Emad Burnat et Guy Davidi au Festival du film de Sundance 2012, Abricot d'or du meilleur documentaire au Festival international du film d'Erevan 2012, Prix Louis-Marcorelles au Cinéma du réel 2012 et Meilleur documentaire aux International Emmy Awards 2013.


Le film a aussi été sélectionné pour les Oscars du Meilleur documentaire 2013.


Après sa diffusion par LCP en février 2019, « Cinq Caméras brisées. Une histoire palestinienne » a été suivi, dans le cadre de "Droit de suite" d'un débat intitulé "Israéliens - Palestiniens : et la paix ?" avec le  réalisateur Serge Moati, le réalisateur "palestinien" Michel Khleifi, le député  Claude Goasguen (Les Républicains) et la députée Nadia Essayan (MoDem). Bref, un débat "équilibré... Franco-libanaise, Nadia Essayan est née en 1957 de "parents palestiniens ayant le statut de réfugiés" à Dimbokro (Côte d'Ivoire) et élue en 2017 députée du Cher. Elle est vice-présidente du Groupe d'études à vocation internationale France-Palestine et membre du Groupe d'études chrétiens d'Orient de l'Assemblée nationale.


En novembre 2018,  Bruno Joncour, député des Côtes d'Armor (MoDem "Macron-compatible"), membre de la commission des Affaires étrangères et président du groupe d'études à vocation internationale sur les territoires palestiniens à l'Assemblée nationale, a adressé au Président de la République Emmanuel Macron une lettre cosignée par Gwendal Rouillard, député du Morbihan, Hubert Julien-Laferriere, député du Rhône et Nadia Essayan. Tous invitaient la France à reconnaître l’État de "Palestine":
« Le ministre des affaires étrangères espagnol a annoncé sa volonté d’aboutir à une position commune sur la reconnaissance de la Palestine. Si cette démarche échouait, l’Espagne devrait reconnaître la Palestine de son côté. D’autres pays européens, comme l’Irlande, pourraient adopter la même attitude. Il nous paraît important que la France soutienne cette initiative et affirme sa reconnaissance de l’État de Palestine. En décembre dernier, Donald Trump, président des États-Unis, reconnaissait Jérusalem capitale d’Israël ne faisant qu’attiser les tensions et envoyant un symbole négatif fort au peuple palestinien. Le règlement de la question israélo-palestinienne semble, dans ce contexte, imprévisible. La France devrait s’imposer comme une alternative crédible à cette médiation américaine. Ne pas reconnaître la Palestine serait nier une situation de fait. Persuadé de l’importance politique de trouver un accord de paix et d’affirmer notre spécificité française et européenne, nous vous sollicitons afin que la France reconnaisse l’État de Palestine ».
LCP Sénat rediffusera le 11 septembre 2019, jour où seront commémorés les attentats terroristes islamistes aux Etats-Unis. Une date de diffusion pour le moins fâcheuse.


Pourquoi le rediffuser à l'automne, à l'approche des élections à la Knesset et de la révélation du plan de paix du Président Donald Trump et alors que la diplomatie française soutient l'Iran qui développe son programme nucléaire militaire ? 

Pourquoi n'avoir pas diffusé l'un des documentaires de Pierre Rehov sur les islamikazes, la stratégie du Cheval de Troie adoptée par les dirigeants Arabes palestiniens, Pallywood à Jénine ou la persécution des chrétiens d'Orient ?



« Cinq Caméras brisées » par Emad Burnat et Guy Davidi
France, Israël, « Palestine », Guy DVD Films, Burnat Films Palestine, Alegria Productions, France Télévisions, 2011
Photographie : Emad Burnat
Montage : Véronique Lagoarde–Ségot et Guy Davidi
Musique : Le Trio Joubran
Sur LCP TNT les 4 septembre 2019 à 20 h 50 et 11 septembre 2019 à 23 h 30

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