jeudi 2 février 2023

Des épidémies

Les maladies infectieuses ont suscité la peur, ont causé de très nombreuses morts en se propageant parfois dans plusieurs régions, voire pays, et rendu nécessaires des politiques publiques de santé. Les Archives nationales proposent sur leur site de Paris, à l’hôtel de Soubise, l’exposition « Face aux épidémies. De la Peste noire à nos jours ». Arte diffusera le 8 février 2023 à 08 h 55, dans le cadre d’« Invitation au voyage - Nos épopées – Épidémies » (Stadt Land Kunst - InspirationenAuf Abenteuerreise), « La Provence au temps de la peste noire ». Arte diffusera  le 11 février 2023 à 07 h 15 « Épidémies : la menace invisible » (Ansteckungsgefahr! Epidemien auf dem Vormarsch), documentaire réalisé par Anne Poiret et Raphaël Hitier.

Une problématique Fondation Casip-Cojasor 
L’affaire Krief, exemple d’antisémitisme d’Etat (version courte)

Présentée au site prestigieux parisien des Archives nationales, « labellisée dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur (1822-1895), l’exposition Face aux épidémies. De la Peste noire à nos jours retrace l’impact des grandes épidémies sur la société française, et l’évolution des politiques de santé. Elle souligne les liens forts entre phénomène épidémique et questions sociales, économiques, culturelles, voire morales à travers les réactions des sociétés. »
« Initiée, dès 2018, par les Archives nationales, l’exposition s’est trouvée rattrapée par l’actualité de manière aussi forte qu’inattendue. La pandémie de Covid-19 a fait ressurgir la mémoire des épidémies et a été, en retour, analysée à l’aune du passé. Si l’apparition d’une maladie foudroyante déclenche des réactions de peur, de confusion qui se font écho par-delà les siècles, l’exposition montre cependant qu’au-delà des récurrences et des permanences, l’interprétation des causes évolue, selon que les épidémies sont perçues comme un châtiment divin, la conséquence d’un environnement malsain ou un fait scientifique et médical. Il en va de même des moyens de protection, des manières de lutter contre la propagation ou de soigner les malades. »

« Organisé en trois parties - Le fléau : endurer l’épidémie (XIVe – XVIIIe siècle, Contrer l’épidémie (1750 - 1914) et Nouvelles pandémies, nouvelles luttes (1914-2020) -, le parcours de l’exposition est centré sur quelques maladies marquantes (peste, variole, choléra, grippe, VIH/sida) et, bien que concentré sur le territoire métropolitain, il aborde le contexte européen et international, de même que la gestion des épidémies dans les anciennes colonies. »

« Les archives exposées proviennent de toutes les administrations centrales de l’État et des collectivités, des rois de France aux présidents, des administrations de police sanitaire au ministère de la Santé, des organismes de bienfaisance à la Caisse nationale de l’assurance maladie. Ces archives publiques sont complétées de fonds d’archives privées également conservés aux Archives nationales, notamment ceux d’associations de lutte contre le VIH/sida qui viennent apporter un contrepoint à la parole publique. »

« De nombreuses institutions enrichissent le parcours de prêts exceptionnels. La commune de Givry (Saône-et-Loire, 71), permet pour la première fois au public de voir dans un musée parisien le plus ancien registre paroissial conservé en France, ou encore la Ville de Paris et l’église Saint-Eustache dont le retable de Keith_Haring, La Vie du Christ, également exposé, permet d’honorer la mémoire des victimes du VIH/sida. »

On peut regretter l'absence d'analyse sur la gestion catastrophique française de la pandémie de coronavirus. Par exemple, si un consensus en France a réprouvé vers 1985-1990 l'ostracisation des malades du SIDA, un autre consensus a accepté, lors de la pandémie de coronavirus, la marginalisation des non-vaccinés et la réduction drastique des libertés.

Il aurait été intéressant d'évoquer l'antisémitisme : pogroms contre les Juifs durant la Peste noire au Moyen-âge, Juifs fustigés à tort par les nazis en "virus ou bactéries nuisibles", la manière dont les médecins et dirigeants juifs ont combattu l'épidémie de typhus dans le ghetto de Varsovie, le syndrome K, ce virus imaginaire inventé par trois médecins romains, afin d'apeurer les nazis et de sauver leurs concitoyens juifs durant la Deuxième Guerre mondiale...

« Le parcours de l’exposition Face aux épidémies. De la Peste noire à nos jours intègre un dispositif original et inédit d’enregistrement de témoignages oraux. Les visiteurs sont invités à témoigner anonymement de leur expérience du premier confinement de mars à mai 2020. Ces témoignages seront conservés à titre historique au sein des fonds des Archives nationales pour permettre aux générations futures de faire le récit de cet événement planétaire. »

« Un ouvrage, coédité par les Archives nationales et les Éditions Michel Lafon, accompagne et prolonge l’exposition. »

« Les Archives nationales proposent au sein de l’exposition un parcours dédié au jeune public. »

« Deux livrets pour une visite en autonomie peuvent être remis sur place ou être téléchargés : un livret enfant 7-12 ans, pour une visite en famille, et un livret « enseignant » pour les visites scolaires. »

Le Commissariat scientifique est assuré par Lucile Douchin, responsable des fonds du domaine de la santé - département de l’Éducation, de la Culture et des Affaires sociales, Archives nationales, Anne Rasmussen, historienne, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), directrice du Centre Alexandre-Koyré, et Vanessa Szollosi responsable du pôle Affaires sociales - département de l’Éducation, de la Culture et des Affaires sociales, Archives nationales.

Le Commissariat technique est constitué par Régis Lapasin, responsable du service des expositions, et Alexandra Hauchecorne, commissaire technique, et le Conseil scientifique par Philippe Artières, Claire Barillé, Patrice Bourdelais, Joël Chandelier, Claire Fredj, Françoise Hildesheimer, Rafael Mandressi, Anne Lambert, Judith Rainhorn, Isabelle Séguy, Frédéric Vagneron.

Définitions et chronologie des épidémies en France
« Épidémie : du grec epi (sur) et dêmos (peuple). Au sens contemporain, désigne soit l’apparition d’un grand nombre de cas d’une nouvelle maladie, soit l’accroissement considérable et temporaire du nombre de cas d’une maladie déjà existante.
Pandémie : du grec pan (tout) et dêmos (peuple). Désigne une épidémie affectant une grande partie de la population et s’étendant largement sur une région, un pays, un continent ou à l’échelle mondiale. »

« Le fléau : endurer l’épidémie (XIVe – XVIIIe siècle) »
« La maladie dominante durant cette période est la peste
1347 - 1353
Peste noire en Europe
1720 - 1722
Peste de Provence

Contrer l’épidémie (1750 - 1914) »
« Les maladies dominantes durant cette période sont la variole, la fièvre jaune, le typhus et le choléra
1796
Première vaccination contre la variole par le médecin anglais Edward Jenner
1832
Éruption du choléra en Europe
Années 1880
Découvertes de Koch et Pasteur, élaboration de la théorie des germes
1902
Première loi générale sur la santé publique en France »

« Nouvelles pandémies, nouvelles luttes (1914 - 2020) »
« Les maladies dominantes durant cette période sont la grippe et le VIH/sida
1918-1919
Grippe espagnole
1920
Création du premier ministère de l’Hygiène, devenu ministère de la Santé en 1930
1928
Découverte de la pénicilline, premier antibiotique
1957 - 1958 et 1968 - 1969
Épidémies de grippe
1980
Annonce par l’Organisation mondiale de la Santé de l’éradication de la variole
1981
Premiers cas de sida identifiés aux États-Unis et en France »

Le fléau : endurer l’épidémie (XIVe – XVIIIe siècle)
« La peste réapparaît en Europe au milieu du XIVe siècle. Constituant un fléau majeur, elle éprouve en profondeur les sociétés humaines, manifestant la fragilité de l’existence de chacun et inspirant une peur sans pareil. Elle est à l’origine des plus grands épisodes de mortalité, depuis la terrible pandémie de Peste noire au XIVe siècle jusqu’à l’épidémie qui fauche près de la moitié des habitants de Marseille et de la Provence en 1720-1722. »
« Entre ces épisodes majeurs, les atteintes de peste sont d’une fréquence très élevée : on estime qu’elles étaient présentes trois à six années sur dix, du XIVe au XVIIe siècle, dans toute l’Europe. »

« Plus ancien registre paroissial de France encore conservé et témoin exceptionnel de la Peste noire, le registre de Givry permet de comprendre l’impact démographique du fléau. Pour la première fois, il est présenté à Paris dans une exposition des Archives nationales. »
« Le navire le Grand Saint-Antoine est à l’origine de l’épidémie de peste de 1720 qui, de Marseille se propagea à toute la Provence, le Languedoc et le Comtat Venaissin. Alors que le bâtiment est chargé d’une cargaison d’étoffes précieuses au retour de Syrie, la peste se déclare à bord. La cargaison est tout de même déchargée. Cet arrêt vise à renforcer le contrôle dans les ports. »

Contrer l’épidémie (1750-1914)
« À la fin du XVIIIe siècle la variole, ou petite vérole, qui défigure les malades quand elle ne les tue pas, est très redoutée. On estime qu’elle a causé en Europe la mort d’une personne sur sept jusqu’au début du XIXe siècle. C’est alors que de nouvelles pandémies font irruption aux frontières européennes, notamment avec la révolution des transports, de la fièvre jaune au choléra. Ce dernier avec ses six vagues pandémiques en un siècle prend le relais de la peste. »
« Les moyens de lutte se diversifient. On relie la maladie à un environnement malsain et on encourage de nouvelles mesures d’hygiène publique, comme l’interdiction des inhumations dans les églises ou le curage des fosses d’aisance. Les réponses sont également médicales, avec l’inoculation, puis la vaccination antivariolique dès la fin du XVIIIe siècle. Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la théorie des germes bouleverse l’interprétation des maladies infectieuses : la guerre au microbe est déclarée. »

« Louis XV meurt de la variole le 10 mai 1774 à l’âge de 64 ans. On enferme son corps, sans embaumement, dans un cercueil de plomb placé dans un cercueil en bois. Le cérémonial est réduit à l’essentiel en raison de la contagion mais des services sont organisés dans les églises de Paris. »
 « Les épidémies arrivent souvent par la mer. Les autorités portuaires délivrent des patentes de santé, passeports constatant l’état sanitaire d’un navire et de son port de départ. Le lazaret est le lieu dédié à l’isolement et à la quarantaine des marchandises et des marins. Celui du Pas de Béhobie est réclamé par les négociants de Bayonne que la fermeture de la frontière avec l’Espagne met en grande difficulté financière. »

Le temps des découvertes, Pasteur et les pasteuriens
« La théorie des germes est issue des travaux des laboratoires de Louis Pasteur et de Robert Koch. Dans le dernier tiers du XIXe siècle, cette théorie ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre des maladies que l’on sait désormais évitables grâce à des mesures de prophylaxie et d’hygiène. Dans le parcours de l’exposition, une évocation du laboratoire de Pasteur plonge le visiteur dans cette période féconde où toutes les découvertes biologiques et médicales s’accélèrent. »

« L’Institut Pasteur est inauguré, à Paris, le 14 novembre 1888, grâce au succès d’une souscription internationale, pour permettre à Louis Pasteur d’étendre la vaccination contre la rage, de développer l’étude des maladies infectieuses et de transmettre les connaissances qui en sont issues. »

Nouvelles pandémies, nouvelles luttes (1914-2020)
« À la fin de la Première Guerre mondiale, l’irruption brutale de la grippe espagnole met l’accent sur le risque pandémique grippal, caractéristique du XXe siècle. « 
« L’internationalisation des questions sanitaires s’impose progressivement. À partir des années 1920, l’accent est mis sur le développement de l’éducation à la santé et de la médecine préventive, jusqu’à la mise en place d’un système de sécurité sociale. »
« Les grandes campagnes de vaccination menées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), conjuguées au développement des antibiotiques, aboutissent à une réduction sensible des épidémies dans les pays occidentaux et même à l’éradication de la variole en 1980. L’apparition du VIH/sida en 1981 semble mettre un coup d’arrêt à cette histoire du progrès. Problème de santé mondiale, le VIH/sida suscite de nouvelles formes de mobilisation des patients, du monde de la recherche et des pouvoirs publics. »

« La pénicilline est découverte fortuitement, en 1928. Dans les années 1950, la fabrication à l’échelle industrielle permet la réalisation d’un grand progrès thérapeutique : la distribution d’antibiotiques dans la population générale. »

VIH/sida, quarante ans de pandémie
« La survenue du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 1981, rompt avec l’utopie d’une fin de l’histoire épidémique. Pendant plusieurs années, médecins et chercheurs sont démunis face à ce virus inconnu et les réponses politiques tardent à venir aux yeux des malades. Ces derniers s’organisent en associations, voire deviennent experts de leur maladie en participant aux essais cliniques. L’année 1987 marque un tournant, en France, avec le premier Plan sida et une première grande campagne de communication, et dans le monde, avec le lancement du programme de l’OMS. »
« Le VIH/Sida est une menace majeure pour des millions de personnes et pour la stabilité économique et sociale, notamment en Afrique. Prévention, combat contre les discriminations et pour l’accès aux traitements restent les principaux enjeux. »

« Le photographe documentaire Mathieu Asselin présente au sein du parcours l’une des œuvres de son projet HIV/Timeline, encore inédit. Il retrace l’histoire du VIH/sida « de sa naissance à ses migrations en suivant ses mutations, les traces qu’il a laissées et les mouvements qu’il a engendrés ». Cette histoire est celle de vives polémiques mais aussi des résistances et des luttes qui en sont nées. Une violence des mots, une stigmatisation dont les marques demeurent et poussent à agir. La confrontation des Unes du New York Times en 1981 et de Libération en 1983 interroge par les réactions initiales de rejet et de sidération face à ce nouveau virus. »
« 1987 est un tournant dans la lutte contre le VIH/sida, au niveau national et international. La question des droits des malades et des séropositifs est exprimée par de nombreuses associations. Au-delà de l’accès à des traitements, c’est l’arrêt des discriminations et le respect de la dignité des malades qui sont exigés. »
« Dès 1988, le street-artist et plasticien Keith Haring s’engage dans la lutte contre le sida à travers son art et sa fondation. En 1990, un mois avant sa mort des suites du sida, il entreprend la création d’un retable. Des neuf exemplaires, trois ont été remis selon ses souhaits dans des lieux qui ont marqué l’artiste. L’un d’eux, offert à la ville de Paris en 1994, est installé dans l’église Saint-Eustache. La paroisse est l’une des seules à avoir accueilli les funérailles de personnes décédées du sida à cette époque. Cette oeuvre présente le Christ sous les traits d’un enfant tenu dans de multiples bras et acclamé par une foule. L’œuvre est perçue comme un lieu de mémoire et de recueillement par une large communauté. Le prêt exceptionnel de ce symbole d’espoir permet d’honorer la mémoire des victimes du sida dans l’exposition. »

Archiver l’épidémie de Covid-19
« Le parcours de l’exposition Face aux épidémies. De la Peste noire à nos jours intègre un dispositif original et inédit d'enregistrement de témoignages oraux. Les visiteurs sont invités à témoigner anonymement de leur expérience du premier confinement de mars à mai 2020. Ces témoignages seront conservés à titre historique au sein des fonds des Archives nationales pour permettre aux générations futures de faire le récit de cet événement planétaire. »
« Un espace d’enregistrement appelé « cabine à témoignage » est installé à la fin du parcours. Guidé dans sa démarche, le visiteur signe une autorisation de collecte de témoignage oral. Il peut alors démarrer l’enregistrement. L’ensemble prend moins de 10 minutes. Les témoignages seront communicables dans le respect des dispositions du code du patrimoine, à l’issue d’un délai de 50 ans. En cas de repentir il est possible de supprimer son enregistrement. Les questionnements éventuels sur les modalités de cette collecte d’archives orales sont à adresser aux Archives nationales : collecte.epidemies.an@culture.gouv.fr »

Autour de l'exposition, un cycle de conférences s’est déroulé :
Conférence de Patrick Boucheron sur la peste
Samedi 19 novembre 2022 - 14 h 30
Conférence de Patrice Bourdelais sur le rire et ses usages en période d’épidémie
Samedi 26 novembre 2022 - 14 h 30
Conférence de Anne-Marie Moulin sur Louis Pasteur
Samedi 10 décembre 2022 - 14 h 30 (sous réserve)
Conférence de Marc-André Selosse :
Revisiter notre lien aux microbes
Samedi 14 janvier 2023 - 14 h 30
Conférence de Jean-François Delfraissy : Sciences politiques et société
Samedi 21 janvier - 14 h 30 »

Commémoration du bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur
« L’exposition Face aux épidémies. De la peste noire à nos jours et la conférence d’Anne-Marie Moulin dédiée à Pasteur le samedi 10 décembre 2022 sont labellisées par le comité de pilotage scientifique du bicentenaire coordonné par l’Institut Pasteur et l’Académie des sciences. Les Archives nationales ont bénéficié de généreux prêts du musée Pasteur de Paris qui jalonnent le parcours de l’exposition. »
« Les découvertes de Louis Pasteur ont un fort impact sur la lutte contre les épidémies. Avec la théorie des germes, Pasteur découvre la capacité des microorganismes à envahir le corps humain et à passer d’un être vivant à un autre. Peu après, reprenant le principe de l’inventeur de la vaccine Edward Jenner (1749-1823), Pasteur met au point une méthode sécurisée d’atténuation de la virulence des microbes et des virus. »
« Il crée le vaccin contre la rage en 1885 et le nomme en hommage au médecin anglais. Louis Pasteur s’engage ensuite dans la création d’un institut dédié à la recherche et à la formation scientifique afin de transmettre les résultats de ses découvertes et de créer une émulation savante. »

Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida
« Jeudi 1er décembre 2022, dans la cour et dans l’hôtel de Soubise, les Archives nationales organisent, en partenariat avec les associations AIDES et Sida Info Service, une journée de conférences, débats et prévention à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida. »
« En 1988, l’OMS institue la Journée mondiale sida, devenue Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, fixée au 1er décembre. Aujourd’hui encore, elle fait partie des huit journées mondiales portées par l’OMS et considérées comme des campagnes officielles en faveur de la santé publique. Le jeudi 1er décembre 2022, les Archives nationales organisent une journée de conférences, de débats et de prévention dédiée à la lutte contre le VIH/sida. Des spécialistes, des représentants d’associations et des historiens interviendront. Des stands de prévention des associations AIDES et Sida Info Service seront installés dans la cour de l’hôtel de Soubise. »
« Des débuts du VIH/sida à « vivre avec » le VIH aujourd’hui, cette journée est l’occasion de mettre en lumière les différentes dimensions de la pandémie depuis 40 ans, mais aussi, à l’heure de l’émergence du monkeypox en Occident, de donner à voir la lutte aujourd’hui. »
« Le programme de la journée
10 h 00 Les fonds d’archives de la lutte contre le VIH/sida aux Archives nationales
par Vanessa Szollosi, et Lucile Douchin
10 h 30 De la découverte du VIH dans les années 1980 à vivre et vieillir avec le VIH aujourd’hui
par Philippe Artières avec Christine Rouzioux (sous réserve) et Francis Carrier
11 h 30 Le droit des malades
par Philippe Artières avec Thomas Sannié, Emmanuel Hirsch et Hugues Fischer
14 h 00 Représenter le VIH/sida
Conférence du photographe documentaire Mathieu Asselin sur son projet HIV/Timeline
14 h 30 Entendre l’écoute
Fresque sonore réalisée pour les 30 ans de Sida Info Service
15 h 00 Les enjeux actuels de la lutte contre le VIH/sida
par Marc Dixneuf, directeur général de l’association AIDES et Arame Reymes-Mbodje, présidente de SIS association et un écoutant »

Nuit de la lecture
« Lectures d’extraits d’archives et de textes littéraires sur le thème de l’édition 2023 de la Nuit de la lecture « la peur ».
Samedi 21 janvier 2023

Vaincre le virus ! de Barthélémy Toguo
« En parallèle de l’exposition, les Archives nationales accueillent trois gigantesques vases décorés issus de l’installation de Barthélémy Toguo Vaincre le virus ! Conçue pour célébrer la recherche menée pour combattre deux virus qui menacent le monde entier et notamment l’Afrique : le sida et Ebola, Vaincre le virus ! est composée de gigantesques vases décorés de motifs colorés. »

 « La Provence au temps de la peste noire »
Arte diffusera le 8 février 2023 à 08 h 55, dans le cadre d’« Invitation au voyage - Nos épopées – Épidémies » (Stadt Land Kunst - InspirationenAuf Abenteuerreise), « La Provence au temps de la peste noire ». « Linda Lorin nous offre un supplément d’évasion. - Paris, ville saine pour des corps sains. »

« La Provence au temps de la peste noire. Dans les paysages des monts de Vaucluse se déroule un long mur de pierres sèches, telle une muraille dressée contre un ennemi invisible. Au XVIIIe siècle, cette menace, c’est la peste. Construit pour protéger la région du Comtat Venaissin, il incarne aujourd’hui la mémoire des victimes oubliées de cette épidémie arrivée par la mer, et qui sévit en Provence pendant près de quatre ans... »

« Épidémies : la menace invisible »
Arte diffusera  le 11 février 2023 à 07 h 15 « Épidémies : la menace invisible » (Ansteckungsgefahr! Epidemien auf dem Vormarsch), documentaire réalisé par Anne Poiret et Raphaël Hitier.

« En 60 ans, plus de 350 nouvelles maladies infectieuses sont apparues. Une émergence de virus qui s’accélère. Où en est la recherche ? Cette enquête de 2014 part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le MERS-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest. »

« De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde. Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme. Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs. Face à la menace, le monde scientifique se mobilise. »



Philippe Artières, Claire Barillé, Christian Bonah, Patrice Bourdelais, Joël Chandelier, Lucile Douchin, Claire Fredj, Jean-Paul Gaudillière, Françoise Hildesheimer, Rafael Mandressi, Anne Rasmussen, Isabelle Séguy, Vanessa Szollosi, Paul-Arthur Tortosa, Frédéric Vagneron, Face aux épidémies. De la Peste noire à nos jours. 2022, Paris, co-édition Archives nationales – Michel Lafon, 208 pages, 29 euros. ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2749951348


Du 12 octobre 2022 au 6 février 2023
60, rue des Francs-Bourgeois. 75003 Paris
Entrée libre et gratuite
Du lundi au vendredi de 10 h à 17 h 30. Samedi et dimanche de 14 h à 17 h 30. Fermeture le mardi

France, 2022, 30 min
Coproduction : ARTE France, Éléphant Doc
Sur Arte le 8 février 2023 à 08 h 55
Disponible du 01/02/2023 au 08/05/2023

« Épidémies : la menace invisible » d’Anne Poiret, coécrit par Raphaël Hitier 
France, 2014, 1 h 23 mn
Coproduction : ARTE France, Scientifilms
Sur Arte le 11 février 2023 à 07 h 15
Sur arte.tv du 04/02/2023 au 18/02/2023

A lire sur ce blog :
Les citations sont extraites du dossier de presse des Archives nationales et d'Arte.

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