mercredi 29 août 2018

Ori Gersht et Zadok Ben-David


Le musée de la Chasse et de la Nature présente, dans le cadre de la Saison France-Israël 2018, l’exposition collective d’œuvres des deux artistes israéliens Ori Gersht, créateur d'une vidéo numérique emblématique de la violence, et Zadok Ben-David, auteur d'une installation composée de fleurs métalliques colorées et implantées dans du sable. Des réflexions artistiques inspirées d'oeuvres du XVIIIe siècle européen et rendant sensible la fragilité de la vie.
A Paris, le musée de la Chasse et de la Nature participe à la Saison France-Israël 2018, en présentant les oeuvres de deux artistes israéliens.

« Avec des œuvres abordant les relations multi-facettes entre la nature et la culture et approfondissant les questions de lieu, de mémoire et d’identité, l’ensemble du programme favorisera la réflexion et le débat sur les questions esthétiques et politiques », a écrit Hadas Maor, commissaire et artiste israélienne.

Ori Gersht
Ori Gersht est né à Tel Aviv, en Israël, en 1967. En 1995, il a obtenu un MA en Photographie au Royal College of Art de Londres et en 1992 un BA en Photographie, Film et Vidée de l’université de Westminster de Londres. Il vit et travaille à Londres (Grande-Bretagne). Il enseigne la photographie au Kent Institute of Art & Design. Il expose dans des musées et galeries aux Etats-Unis, en Europe, en Nouvelle-Zélande, en Israël…

La vidéo « Grenade commence par une nature morte sereine d’un chou, d’une citrouille, d’une courge et d’une grenade, disposés dans un cadre de fenêtre d’une manière traditionnelle et picturale. Soudain, une balle à grande vitesse oblitère la grenade suspendue, l’éclatant comme une bouche pulvérisant des graines. L’œuvre établit ainsi un dialogue entre la paix et la violence, l’immobilité et le mouvement, la peinture et le film. » Le calme, l'harmonie sont rompus brutalement. Le ralenti en souligne la violence.

Falling bird de l’artiste Ori Gersht « s’inspire de la nature morte du peintre du XVIIIe siècle Jean Siméon Chardin, intitulée Un canard col-vert attaché à la muraille et une bigarade (collection du musée). Le film révèle un canard suspendu, fendant soudainement une surface noire miroitante, qui s’effondre dans son propre reflet. L’impact de l’oiseau qui pénètre la surface liquide ainsi que le déclenchement d’une formidable réaction en chaîne, évoque l’idée d’un désastre écologique. Ori Gersht explore les relations entre la photographie et la technologie ».

Zadock Ben-David
Zadock Ben-David est né à Bayhan, au Yémen en 1949 et a fait son aliyah la même année. Il est diplômé de St. Martin’s School of Art à Londres et y a enseigné de 1977 à 1982. Il a exposé ses œuvres en Europe, aux Etats-Unis, en Israël et en Asie, notamment au Japon. En 2008, il a reçu la commande d’une sculpture pour les Jeux Olympiques de Beijing. Il a participé à de prestigieuses biennales et a été distingué notamment par le premier prix à celle de Vila Nova de Cerveira au Portugal (2007) et celui en sculpture du musée de Tel Aviv (2005).

Blackfield de Zadock Ben-David « est une installation composée de centaines de fleurs de métal découpées et plantées dans une fine couche de sable. Provenant d’encyclopédies victoriennes du XIXe siècle, ces plantes composent une sorte d’immense toile de Jouy ou de Liberty en trois dimensions. Le travail de l’artiste joue avec la perception et la perspective, tandis qu’avers et revers de l’œuvre questionnent la vie et la mort ».


Du 5 juin au 2 septembre 2018
62, rue des Archives 75003 Paris
Du mardi à dimanche de 11 h à 18 h. Mercredi de 11 h à 21 h 30, sauf au mois d’août. Fermé le lundi et les jours fériés.

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Les citations proviennent du musée.

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