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mercredi 23 mars 2011

Un blood libel lors de la « Semaine de l’Apartheid israélien » à Bruxelles


Le 12 mars 2011, dans une rue de Bruxelles (Belgique), des comédiens ont interprété des saynètes de la propagande palestinienne diffamant les soldats israéliens. Indignée, l’eurodéputé belge Frédérique Ries a interpellé la ville de Bruxelles sur une mise en scène incitant à la haine antisémite.


Le samedi 12 mars 2011, lors de la « Semaine de l’Apartheid anti-israélien », des saynètes véhiculant la propagande haineuse anti-israélienne et antisémite stéréotypée ont été jouées par des acteurs à la rue Neuve, au centre de Bruxelles (Belgique) devant un public captivé, et composé de nombreuses musulmanes portant le foulard islamique. Tandis que des militants, arborant un T-shirt « Free Palestine » distribuaient du houmous et hurlaient leurs slogans anti-israéliens.

Une propagande éhontée
Le but : montrer l’attitude quotidienne des soldats israéliens aux check points (points de passage) israéliens « dans les territoires palestiniens occupés, empêchant les Palestiniens de passer, soit qu’ils sont malades, soit qu’ils veulent aller à l’école, soit qu’ils veulent aller au travail. Cela se passe tous les jours, à toute heure de la journée et de la nuit… Les femmes se voient obligées d’accoucher dans des conditions sanitaires terribles. Il n’y a là aucune exagération… Même les enfants ne sont pas épargnés par les humiliations et les coups ».

Un faux mur est surmonté d’une sorte de mirador. Sur ce faux mur, sont dessinés une échelle, un enfant volant accroché à des ballons multicolores, un panneau de signalisation avec le signe « Interdit »…

Dans un faux « check-point », de faux soldats israéliens vociféraient, injuriaient, menaçaient et humiliaient des Palestiniens au keffieh noué autour du cou. Vérifiaient leurs papiers. Cherchaient d’éventuelles bombes cachées par une Palestinienne surchargée de vêtements et la tête recouverte du foulard islamique qu’une soldate prétendument israélienne enlevait violemment. Se comportaient avec brutalité à l’égard d’une autre Palestinienne prétendument enceinte et portant un keffieh décoré semble-t-il de la mosquée al-Aqsa (Jérusalem).

Puis un faux soldat israélien a fait mine de « tirer » sur un enfant « palestinien » prénommé Mohamed, sous les yeux de sa « mère ». Celle-ci, éplorée, et regard caméra comme Jamal al-Dura, a montré sa main tachée du faux sang du gisant prétendument mort et promptement recouvert du linceul/drapeau palestinien.

Fiers de leur action, les promoteurs ont mis la vidéo de leurs mises en scènes sur Youtube et Facebook.

Une interpellation de Frédérique Ries
L’eurodéputé belge Frédérique Ries a exprimé son indignation devant ces « scènes affligeantes, violentes, choquantes, n'ayant pour effet, pour but, que d'inciter à la haine, au racisme et à l'antisémitisme ».

Elle a déposé une interpellation la semaine dernière pour le Conseil Communal de Bruxelles du 4 avril 2011. Le 16 mars 2011, elle a écrit au bourgmestre pour alerter sur cette mise en scène
« édifiante, choquante, violente et [qui] n'hésite pas à utiliser de jeunes enfants… La seule conséquence est en réalité d'importer chez nous le conflit du Proche-Orient [et de jeter] l'opprobre non sur un gouvernement, mais tout un peuple présenté comme un véritable exterminateur… La liberté d'expression a une limite morale et légale, [qui] est ici largement franchie. Il s'agit d’incitation à la haine et à la violence… Les organisateurs assument d'ailleurs, en « assassinant » les soldats israéliens avant de les recouvrir de la signature de leur méfait, le drapeau de leur organisation « pacifiste ». Sans parler du trouble à l'ordre public avec prise en otage des passants complètement sidérés par la violence du spectacle ».
Frédérique Ries a demandé
« si la Ville de Bruxelles a été informée de cette manifestation, et surtout de la manière dont les organisateurs allaient la mettre en scène, et si elle l’a autorisée… Ce type de « reconstitution » caricaturale étant loin d'être une première. Pourquoi ne l'avoir pas interrompue au vu de la tournure des événements ? Quelles mesures envisagez-vous le cas échéant pour que ce type d’événement ne soit plus orchestré sur le territoire de la Ville de Bruxelles ? »
La « théologie chrétienne de la libération de la Palestine »
A Bruxelles, des cabotins ont interprété avec un naturel stupéfiant des scènes clichés de la propagande palestinienne anti-israélienne : la Palestinienne enceinte arrêtée au check point – une variante a été primée par le Mémorial de Caen le 30 janvier 2011 et induit une réaction ferme de l'ambassade d'Israël en France -, et un blood libel - accusation diffamatoire portée à l’égard des Juifs accusés faussement d’avoir tué un enfant pour en consommer le sang -, associé à une image de Pietà, thème de l’iconographie artistique chrétienne illustrant la Vierge Marie, Mater dolorosa pleurant son fils, le Christ, gisant mort sur ses genoux. Dans le reportage de Charles Enderlin et de Talal Abu Rahma diffusé par France 2 le 30 septembre 2000, Jamal al-Dura se lamente en tenant sur ses genoux la tête d’un enfant présenté comme étant son fils Mohamed tué par des tirs israéliens.

Selon l’historien Pierre-André Taguieff, « la racialisation de l'accusation calomnieuse lui a peu à peu fait perdre sa dimension religieuse. On passa ainsi du thème « les Juifs saignent les enfants chrétiens dont ils consomment rituellement le sang » au thème « les Sionistes tuent les enfants palestiniens pour exterminer le peuple palestinien ». Dans cette dernière perspective, la cruauté sanguinaire attribuée aux Juifs (Israéliens, Sionistes) est moins un comportement prescrit par le Talmud qu'une caractéristique ethnoraciale du peuple Juif ».

A Bruxelles, la propagande palestinienne a offert aux badauds intéressés une illustration antisémite de la « théologie chrétienne de la libération de la Palestine » (Bat Ye’or), où l’enfant prétendument tué par les soldats israéliens, Juifs, porte un prénom non anodin : celui du prophète de l’islam.

Elle agit donc sur plusieurs registres – antisémitisme, références chrétiennes, musulmanes et artistiques, convivialité alimentaire, empathie émotionnelle, etc. - et substitue au Jésus Juif un Mahomet palestinien. Ce qui renoue avec la théologie de la substitution.

Il est inquiétant de constater que ces messages haineux continuent d’être diffusés en toute impunité, en Belgique, pays sans gouvernement depuis un an, et en France. Des messages qui cachent le terrorisme islamiste palestinien, et inversent les rôles : les victimes sont les Israéliens, comme en attestent l'assassinat de cinq membres de la famille Fogel à Itamar, le vendredi 11 mars 2011, ou l'attentat à Jérusalem qui a fait, ce mercredi 23 mars 2011, une morte et une trentaine de blessés.

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