mercredi 22 septembre 2010

Un expert balistique estime « sérieuse » la possibilité d’une « mise en scène » de la « mort » de « Mohamed » al-Dura


Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2009, sauf un, ont disparu de son site Internet.
Parmi ces très nombreux articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.

« Si Jamal et Mohamed al-Dura ont été atteints par balles [le 30 septembre 2000 dans la bande de Gaza], les tirs ne pouvaient techniquement pas provenir du poste israélien, mais seulement du poste palestinien PITA, ou de tireurs placés dans le même axe. Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est donc sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ».

Telles sont les conclusions accablantes du rapport récent d’un expert balistique près de la Cour d’appel de Paris.

Un rapport cité devant la 11e chambre de cette Cour, le 27 février 2008, par l’appelant Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings. Une étude probante, non contredite par les intimés et qui ruine les allégations de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, en accréditant les thèses de Philippe Karsenty. Détails en exclusivité.

Comme disent les enfants, France 2, sa directrice de l’information Arlette Chabot, Charles Enderlin et son cameraman palestinien auteur des images controversées, Talal Abou Rahma ont tout faux.

Réfutant l’assertion originelle de Talal Abou Rahma (1), l’accusation constante de Charles Enderlin visant Tsahal (2), et les on-ne-sait-pas-l’origine-des-tirs d’Arlette Chabot (3), une partie essentielle de la vérité dans l’affaire al-Dura est prouvée grâce au rapport Examen technique et balistique d’un expert en armes et munitions hautement qualifié : expert près de la Cour d’appel de Paris et agréé par la Cour de cassation.

Me Patrick Maisonneuve, avocat de Philippe Karsenty, a demandé que, « dans le respect du contradictoire », cet expert témoin soit cité afin qu’il réponde aux questions de la Cour et des avocats et que son rapport soit discuté.

Mes Bénédicte Amblard et Francis Szpiner, avocats de France 2 et de son correspondant en Israël Charles Enderlin, ne veulent pas cette comparution. Me Francis Szpiner insiste sur « la nullité totale de ce rapport qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Des gens, postérieurement aux affirmations de M. Karsenty, viennent confirmer ce qu’il a dit… » Il relève les guillemets pour désigner la mort de Mohamed al-Dura et les blessures de Jamal al-Dura. « On n’a pas d’a priori », persifle-t-il.

Pourtant la défense des parties civiles a volontiers cité des témoignages censés prouver l’animosité personnelle de Philippe Karsenty à l’égard de Charles Enderlin et qui sont postérieurs aux déclarations du prévenu…

Et si, dans sa plaidoirie, Me Francis Szpiner a ironisé sur l’expression « possibilité sérieuse », il ne tenait qu’à lui d’interroger cet expert pour en connaître l’exacte signification.

Suivant l’avis de l’avocat général, Antoine Bartoli, qui ne « voit aucun intérêt à entendre cet expert, compte tenu de la communication de son rapport », la Cour rejette la demande d’audition de ce témoin.
Des mises en scène

La mission confiée par Philippe Karsenty à cet expert : « déterminer si la « mort » de l’enfant Mohamed [al-Dura] et les « blessures » subies par son père Jamal ont pu techniquement se produire dans les conditions indiquées dans le reportage de France 2 ».

Etayé de figures, de photos, d’images et de cartes, ce rapport en date du 19 février 2008 comprend 90 pages.

Il résulte de l’étude des images de France 2 et des agences de presse - France 2, Associated Press, Reuters, BBC - disponibles « dans les mois ayant suivi l’incident du 30 septembre 2000 ». L’expert a aussi « effectué des recherches concernant les armes utilisées à l’époque des faits et effectué des essais de tir ».

Séquence après séquence, il dissèque les images du reportage de France 2 d’une durée de 57 secondes, et il décrit le contexte général en se fondant sur des cartes et des images.

En un style direct, clair et simple, par un raisonnement empreint de savoir technique, de logique et de bon sens, il liste les invraisemblances : simulation de blessures par plusieurs Palestiniens emportés par des ambulances, absence de sang sur les vêtements des al-Dura, sur le mur derrière eux et sur le sol, chiffon rouge déplacé par le petit Mohamed al-Dura censé avoir été blessé mortellement afin de visualiser une blessure sanglante, etc.

L’expert est surpris que « seul le reporter de France 2 a filmé l’épisode de la « mort » de l’enfant, alors que de nombreux autres cameramen étaient présents sur les lieux. Il est difficile de comprendre pourquoi, en pleine action, le caméraman de l’agence Reuters et un journaliste viennent se placer juste à côté de l’enfant. En effet, si les Israéliens tirent effectivement à ce moment-là, les deux reporteurs ne sont pas protégés par le baril et risquent donc d’être atteints à tout moment ».

L’auteur de cette étude présente les armes pouvant avoir été utilisées par les protagonistes : fusils d’assaut américains de type M 16 ou l’un de ses dérivés pour les soldats israéliens et fusils d’assaut de type Kalashnikov pour les tireurs palestiniens.

Au fil du reportage de France 2, il recense les traces sur le mur derrière les al-Dura pouvant être des impacts de projectiles. Il analyse leur origine et les angles de tir possibles : en oblique à partir du poste israélien (angle de tirs de 35° par rapport au mur), perpendiculairement à partir de la position palestinienne (angle de 90° par rapport au mur).

Après avoir procédé à des essais balistiques sur des parpaings comparables à ceux qui constituent ce mur, il exonère Tsahal de la responsabilité des impacts de projectiles sur ce mur, et en impute la responsabilité aux Palestiniens.

Cinglant, il conclut : « Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ». Au vu des solides arguments précédents, cette possibilité sérieuse est un euphémisme.

Telle est aussi la conclusion de Philippe Karsenty condamné en 2006, en première instance, pour diffamation à l’égard de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, pour avoir évoqué des « scènes jouées », un « faux reportage » et une « imposture médiatique ».


EXTRAITS DU RAPPORT DE L’EXPERT EN BALISTIQUE


LE CONTEXTE GENERAL

« Des manifestants, en grande majorité des jeunes gens et des enfants, jettent des pierres sur le poste israélien. L’ambiance générale est bon enfant, des gens se promènent tranquillement et des véhicules circulent sur la route de Gaza. Des jeunes et un homme près d’une jeep semblent blessés, mais il s’agit de simulations, dans plusieurs cas identifiés ».


LE REPORTAGE DE FRANCE 2

« Selon le plan qui semble à l’échelle, le mirador israélien est situé à environ 80 mètres et le cameraman de France 2 à une dizaine de mètres du père et de l’enfant.

Un coup de feu atteint le mur, au-dessus de Jamal et de Mohammed [al-Dura]. Au total, huit impacts sont présents sur ce mur, après que le fils [al-Dura] soit allongé et immobile, et un impact non traversant sur le baril. La séquence correspondant [à] l’instant [où] Mohamed a été éventuellement blessé est floue. De nombreux éléments sont de nature à mettre en doute que le père et le fils ont été atteints par des projectiles.

Selon les déclarations, Mohamed a été blessé au genou droit et au ventre, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. Bien que Talal Abou Rahma déclare que l’enfant a saigné pendant dix à quinze minutes, aucune trace de sang n’est visible sur le sol.

Jamal aurait été touché au bras droit, au ventre et aux membres inférieurs, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. De plus, l’emplacement des « blessures » était masqué soit par le baril, soit par le corps de son fils, qui étaient en écran entre les tireurs et lui. Il n’a donc pas pu être atteint dans les conditions décrites par France 2.

Talal Abou Rahma déclare que des tirs ont été dirigés sur Jamal et Mohamed al-Dura pendant au minimum quarante minutes. Si tel avait été le cas, et en supposant qu’un seul tireur ait concentré ses coups de feu dans leur direction pendant tout ce temps, ce n’est pas huit impacts qui auraient été constatés sur le mur, mais au minimum deux mille ».


L’ORIGINE DES TRACES SUR LE MUR POUVANT ETRE DES IMPACTS DE PROJECTILES

« De nombreux coups de feu sont audibles tout au long des reportages, sans qu’il soit possible d’en définir l’origine. Plusieurs palestiniens sont filmés alors qu’ils tirent, certains même en l’air. Par contre, aucun tir provenant du mirador israélien n’est visible pendant toute la séquence.

Le poste de police israélien est situé à quatre-vingts mètres de l’endroit où Jamal et Mohamed al-Dura sont réfugiés. En fonction du plan qui nous a été fourni, l’angle de tir est de l’ordre de 36° par rapport au mur situé derrière eux. Dans cette situation, le père et l’enfant n’ont pas pu être atteints par les Israéliens.

Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.

Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.

Les armes utilisées sont des fusils d’assaut, capables de tirer par rafales et dont la cadence de tir est de six cents à huit cents coups à la minute. En supposant même qu’un seul tireur ait tiré 50 coups à la minute, le nombre de coups de feu sur une durée de 40 minutes aurait été de DEUX MILLE, alors que huit impacts seulement sont visibles sur le mur et un sur le baril. Il est donc impossible que des tirs, concentrés sur la zone où se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura pendant plusieurs dizaines de minutes, comme le déclare le cameraman de France 2, aient pu provoquer si peu d’impacts sur le mur devant lequel ils se trouvaient.

Les impacts produits par l’utilisation des deux armes Colt M 16 et Kalashnikov sont de forme pratiquement circulaire dans le cas des essais réalisés perpendiculairement au plan de la cible et ils sont de forme ovalaire à grand axe horizontal lorsque les tirs sont effectués selon un angle de 35° par rapport à la cible. Les orifices relevés dans le mur devant lequel se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura sont soit de forme circulaire, soit de forme ovalaire à grand axe vertical, ce qui correspond à des coups de feu tirés soit perpendiculairement au plan de la cible, soit plus ou moins de haut en bas ou de bas en haut. Ces traces sont incompatibles avec des tirs pouvant provenir de droite à gauche ou de gauche à droite ».


LES « BLESSURES » DES AL-DURA

« Après sa blessure, l’enfant s’allonge sur les genoux de son père. Sa main droite couvre son visage. Deux mouvements sont nettement visibles sur le document de la BBC couvrant les dix secondes postérieures à la « mort » annoncée par France 2.

Il soulève la main, lève le bras et regarde en direction de la caméra, ce qui prouve qu’il n’est pas mort. Il soulève également sa jambe droite, ce qui est impossible s’il a été atteint au genou, mais également s’il a été touché gravement au ventre.

Une blessure par arme de guerre à l’abdomen, produit une importante hémorragie, et par conséquent, un épanchement sanguin conséquent et immédiat…Si la blessure au ventre avait été transfixiante comme le déclare un médecin, des projections de sang et de chair seraient visibles sur le mur, ce qui n’apparaît pas sur les photographies de la BBC couvrant les dix secondes qui suivent le reportage de France.

La présence d’un cameraman de l’agence Reuters et d’un autre journaliste aux côtés de Mohamed est inexplicable, car ces deux reporters ne sont pas couverts par le baril et peuvent donc être blessés ou tués à tout moment.

Les images de Jamal al-Dura prises à l’hôpital montrent des bandages au bras et à l’avant-bras droit, au côté droit de l’abdomen, à la cuisse droite ainsi qu’aux deux jambes. Compte tenu de la position que la victime occupait, il n’a pas pu être touché en tous ces points du corps lorsqu’il se trouvait derrière le baril, d’autant plus que son corps était partiellement masqué par celui de son fils. Par conséquent, si ces blessures sont réelles, elles n’ont pas pu se produire dans les circonstances relatées par France 2.

Dans l’hypothèse où les coups de feu proviennent du poste israélien, et en tenant compte de l’angle de tir possible, seuls les membres inférieurs pouvaient éventuellement être atteints, car les autres parties du corps étaient abritées derrière le baril, qui, par ailleurs, ne présente pas de trace d’impact conforme aux blessures.

Si les tirs ont été effectués depuis le poste palestinien « Pita » qui se trouve face au mur devant lequel sont réfugiés Jamal et Mohamed al-Dura, ou par des militaires situés dans le même axe, aucun obstacle ne s’oppose entre les tireurs et les victimes. [Celles-ci] peuvent donc effectivement être atteintes facilement par des militaires entraînés. Notons que le cameraman Talal Abou Rhama a déclaré que les tirs venaient de DERRIERE LUI, ce qui correspond à la position palestinienne, alors que le poste israélien se trouve très nettement sur sa droite et légèrement en arrière de lui.

Si Mohamed et Jamal al-Dura, à l’abri derrière le baril, ne pouvaient pas être atteints par les Israéliens, ils n’auraient pu être touchés que par des tirs provenant du poste « Pita » tenu par les Palestiniens, ou par des militaires placés dans le même axe.

Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.

Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.

Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ».


(1) Talal Abu Rahma a affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne ». Il s’est rétracté le 30 septembre 2002

(2) Dans son reportage au JT de France 2 du 30 septembre 2000, Charles Enderlin disait en voix off : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».

(3) Le 18 novembre 2004, embarrassée par l’affaire al-Dura, France 2 organisait une conférence de presse pour expliquer sa position. Arlette Chabot assénait qu’on ignorait l’origine des tirs incriminés. En décembre 2004, elle indiquait sur Radio J qu’on ne pouvait pas dire à 100% d’où venaient ces tirs.

Photos et cartes : © DR

Légendes des photos de haut en bas :

Image de Mohamed al-Dura, levant le coude et regardant la caméra, après que Charles Enderlin l’a déclaré mort sur les images précédentes.

Image de Mohamed al-Dura déclaré mort par Charles Enderlin.

Un cycliste passe paisiblement.

Carte du carrefour de Netzarim

Jamal al-Dura hospitalisé, avec des blessures au bras droit.

Impacts derrière les al-Dura.

Jamal al-Dura hospitalisé, avec des blessures aux deux jambes


A lire sur le blog :
Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2

La justice française se prononcera sur les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura »

La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura

France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura à la Cour d’appel de Paris

Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 !

Interview de l'historien Richard Landes sur l'affaire al-Dura

Interview du psychanalyste Gérard Huber sur l’affaire al-Dura

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

Pas d’antisémitisme en France ?

Le sénateur Jean-Pierre Plancade a interpellé Rémy Pflimlin, futur président de France Télévisions, sur l’affaire al-Dura


Pour en savoir plus :

Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène. Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6

Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI

Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans Debriefing, Desinfos et l’UPJF

Dossiers sur l'affaire al-Dura par :
- CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
- HonestReporting
- Media-Ratings
- la Mena
- Richard Landes : http://www.seconddraft.org/movies.php et http://www.theaugeanstables.com/

Articles dans Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)

samedi 11 septembre 2010

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

Le 8 janvier 2008, la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris a entendu Nicolas Ciarapica, directeur de publication du site Internet Blogdei/Bethel. Celui-ci, protestant évangélique ami d’Israël, est poursuivi par le journaliste Charles Enderlin, pour diffamation raciale en raison de la mise en ligne d’un article de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency (Mena), évoquant, en 2006, notamment l'affaire al-Dura. Une audience marquée par un « incident ».


C’est un « article très long dont on n’a que la 2e partie, vive critique du traitement des médias et intellectuels français du conflit entre les Israéliens et les Palestiniens », résume Nicolas Bonnal, président de cette chambre spécialisée dans le droit de la presse, au prévenu, Nicolas Ciarapica.

Celui-ci y comparaît pour avoir mis en ligne le 24 février 2006 la 2e partie de l’article Le grand ras-le-bol des Français juifs écrit par Stéphane Juffa, rédacteur en chef de l'agence de presse israélienne Metula News Agency et en date du 23 février 2006.

Il est poursuivi pour diffamation raciale par Charles Enderlin, correspondant de France 2 en Israël, qui vise dans sa plainte du 15 mars 2006 trois passages dudit texte.

L’auteur dudit article y dénonce la politique arabe de la France : « Il s’agissait, au début, de prendre ses distances avec le petit Etat hébreu et de se rapprocher de la grande sphère arabo-musulmane. Cela a pris du temps mais ça a fini par fonctionner, et par s’auto régénérer, jusqu’à rendre la vie des Juifs invivable dans l’Hexagone ».

Puis, Stéphane Juffa classe les juifs en quatre catégories. Ceux qui figurent dans la 3e catégorie « sont les plus lâches, mélange de haine de soi et de leurs origines ; ils devancent l’autocritique que l’on attend d’eux, n’hésitant pas à imputer à leurs frères des meurtres rituels de leur invention, tout droit sortis des cabales tsaristes ou de la propagande nazie. C’est le viol systématique des jeunes filles palestiniennes, pour Sara Daniel, par les soldats de Tsahal, dans le but de les faire exécuter par leurs familles. Le sadisme atavique et la propension à massacrer les plus faibles, les non-juifs, pour Edgar Morin-Nahum. L’espionite et la disposition à la traîtrise, une réécriture modernisée des reproches faits à Alfred Dreyfus, pour Sylvain Cypel. Le complot de l’Internationale juive, pour Dominique Vidal, renaissant de ses cendres chaque fois que l’antisémitisme a besoin d’arguments, et, enfin, l’assassinat sadique des enfants non juifs par Charles Enderlin, véritable pyromane de guerre ».

Me David Dassa-Le Deist, avocat du prévenu, soulève des irrégularités : la prescription, puis des nullités liées notamment à l’incertitude sur les propos poursuivis et sur le fondement juridique de la plainte.

Des arguments qui ne convainquent pas Alexandre Aubert, Procureur de la République.

Après une pause, le tribunal joint les incidents au fond.

Une « polémique médiatique intense »

Nicolas Ciarapica est « un chrétien évangélique (1), directeur de publication de deux sites Internet, Blogdei et Bethel, ayant la même adresse ». Sa profession : responsable du développement d’une entreprise d’insertion.

« Ces sites sont-ils liés à une association ? », interroge le président.

« Non », répond Nicolas Ciarapica.

« Quel but poursuivez-vous ? », s’enquiert le président.

« J’essaie de [mettre en ligne des articles] qui intéressent la communauté protestante évangélique. Comme beaucoup de mes coreligionnaires, nous regardons Israël… A chaque fois que les juifs sont accusés, c’est que la société va mal. Le Français moyen voit la télévision, c’est toujours pareil. Il ne voit jamais un sujet sur les juifs en ayant de l’empathie pour eux. Ceci me heurte. Nous essayons de faire de la réinformation, de présenter un autre son de cloche. Nous avons cherché d’autres sources d’information. On a trouvé la Mena. Metula se trouve en face des camps du Hezbollah », explicite le prévenu.

Il a « voulu informer [ses] lecteurs. L’article est parfois excessif. Chacun s’envoie des noms d’oiseaux. J’ai enlevé l’article dès que j’ai vu qu’il pouvait causer un trouble. Le 13 octobre 2006, la page n’était plus accessible. J’essaie d’apaiser les tensions. Sur le fond je suis d’accord, mais pas sur la forme ».

Lors de son audition par la police, il a d’ailleurs présenté des excuses, réitérées auprès du juge d’instruction et devant le tribunal.

Et il explique le contexte de la publication : « C’était après l’assassinat crapuleux d’Ilan Halimi dont la France a eu de la peine à reconnaître le caractère antisémite. C’est une critique à chaud qui fait état des blessures du peuple juif ».

« Il n’y a pas d’avertissement particulier… », relève le président.

« L’article est mis dans la rubrique Antisémitisme, sous-rubrique Désinformation… J’avais la puce à l’oreille quand ce reportage [des al-Dura] a été offert gracieusement. Ceci a entraîné des centaines de morts en Israël. Je me suis documenté. J’ai trouvé en Israël des gens qui disaient : « On n’est pas responsables », et des experts. Certains disent : « L’enfant n’est pas mort ». [Mohamed al-Dura] est devenu une icône ! »

Ce philosémite ne comprend pas avoir été attrait en justice alors qu’il a « essayé de défendre les juifs qui sont calomniés ! »

Une « statue du commandeur qui vacille »

Me Bénédicte Amblard entame la même plaidoirie que lors des trois procès de l’automne 2006 : son client, « Charles Enderlin, est un citoyen franco-israélien… L’auteur d’ouvrages reconnus… Un journaliste respecté… A l’honnêteté intellectuelle incontestée… »

Ce « 26 février 2006, Charles Enderlin a découvert des propos d’une particulière violence, repris d’un organisme, la Mena, que le tribunal connaît bien… relayés par certains sites qui ont fait l’objet de poursuites et de condamnation. Ces propos font suite à la longue campagne de diffamation contre Charles Enderlin par une agence condamnée déjà ».

Ce journaliste est visé « en sa qualité de journaliste et de juif. Nicolas Ciarapica a repris tels quels les propos invérifiés, très médiocres de la Ména ». Me Bénédicte Amblard insiste sur le mot « désinformation, sur lequel un jugement a estimé y avoir lieu à diffamation. C’est une incrimination insupportable : un mauvais juif ! »

Et de poursuivre : « Nicolas Ciarapica affirme sans nuance : « Il n’y avait qu’un seul son de cloche ». S’il avait vu les reportages de Charles Enderlin au lendemain de l’incident dramatique… [plusieurs secondes (d’hésitation ?)] de la mort de Mohamed al-Dura, il aurait su qu’il y avait plusieurs sons de cloche par Charles Enderlin ».

Le procureur de la république n’estime pas diffamatoires les deux premiers passages incriminés.

Quant au 3e extrait sur la haine de soi animant certains juifs, Alexandre Aubert est décontenancé par ce « raisonnement tortueux, paradoxal, un peu délicat, assez confus au final ». Il s’en remet à l’appréciation du tribunal.

« Ne pas galvauder les mots »

« J’ai plaidé devant cette chambre pour Pierre Lurçat poursuivi par Charles Enderlin et France 2 (2). J’ai gagné pour un vice de procédure. Après sept ans, l’affaire al-Dura n’a pas fini de faire parler d’elle. On a vu [enfin] les rushes. L’opacité [qui l’a entourée] a créé les conditions d’une réinformation légitime... Mon client est un humaniste chrétien, responsable d’un site spirituel. Il n’éprouve aucune animosité pour Charles Enderlin, un journaliste de qualité. Peut-on le condamner comme Faurisson et Dieudonné ? », s’indigne Me David Dassa-Le Deist, avocat d’un « dossier difficile » découvert quelques jours plus tôt.

Il émaille sa plaidoirie, dont la longueur suscite l’irritation du président, de citations littéraires et s’étonne de l’absence de poursuite contre Stéphane Juffa, auteur de l’article incriminé.

Il ne trouve aucune justification à l’accusation de diffamation raciale dans les deux premiers passages de cet « article stupide ». Charles Enderlin n’y est ni cité ni identifiable.

Quant au 3e passage, il « identifie les juifs selon leurs comportements : les pleutres adoptant un profil bas, les courageux qui portent leur judaïsme comme un drapeau, les juifs honteux cumulant haine de soi et lâcheté, et les sionistes qui ont tout compris au drame et ont fait leur aliyah. « Charles Enderlin [est qualifié de] véritable pyromane de guerre [pour avoir imputé à ses frères des meurtres rituels de son invention] ». Est fustigé non pas le fait d’être juif, mais un comportement : la lâcheté. C’est un propos outrageant, une invective, une injure, mais pas une diffamation raciale ».

Cet avocat demande donc la relaxe de son client.

Le 12 février 2008, la XVIIe chambre du TGI de Paris a condamné Nicolas Ciarapica, directeur de publication des sites Internet Blogdei/Bethel, pour diffamation raciale à l'égard de Charles Enderlin. Ce protestant évangélique ami d'Israël est condamné à une amende de 1 000 euros et à verser un euro de dommage et intérêt et 1 000 euros au titre des frais de justice au correspondant de France 2 en Israël. Il devra publier le jugement sur ces sites pendant deux mois.

Une affaire judiciarisée par Charles Enderlin

Que retenir de ce procès ?

D’abord, l’affaire al-Dura déborde le cadre juif : des chrétiens amis d’Israël, peuple et Etat, s’y intéressent intensément.

Actes manqués ? Comme Guysen, Me Bénédicte Amblard reprend la terminologie anglo-saxonne : « The al-Dura incident ».

Surtout, par son bref silence étonnant dans une antienne archi-connue, elle semble hésiter sur la réalité d’un fait allégué par son client – la mort de Mohamed al-Dura -, et cèle un autre élément, majeur et controversé, de la thèse du journaliste : l’origine israélienne des tirs.

Quant à Charles Enderlin « retenu à Jérusalem » le 8 janvier 2008, il a mandaté Me Louise Sportas pour exprimer sa « ferme protestation » contre la tenue, le 9 janvier 2008, d’un colloque universitaire sur l’affaire al-Dura alors que « la justice examine cette matière » (3).

L’enjeu est là. Par des procédures judiciaires, Charles Enderlin et France 2 ont ciblé les sites Internet qui diffusent les articles écrits par ceux ayant enquêté sur l’incident al-Dura, listé les incohérences et invraisemblances de la thèse des parties civiles et avancé des arguments pertinents. La seule exception à cette règle est la plainte contre Media-Ratings (4). Une plainte que Charles Enderlin et France 2 doivent amèrement regretter d’avoir déposée.

Ils souhaitent ainsi obtenir des condamnations judiciaires de ces sites pour diffamation.

Ainsi, seraient prohibés, à peine de condamnation automatique, tout débat, pourtant propre à la démocratie, tout questionnement sur la version de Charles Enderlin plaquée sur les images de son cameraman palestinien Talal Abou Rahma (5), reprise par France 2, et qui deviendrait La seule Vérité autorisée.


(1) Les protestants évangéliques espèrent que le retour des juifs en Israël sera annonciateur de celui du Christ (parousie) à la fin des temps pour établir le royaume de Dieu sur terre. Dans cette croyance, les juifs se convertiront au christianisme.

(2) Il s’agit de l’audience du 24 octobre 2006 présidée par Nicolas Bonnal.


(4) En portant plainte contre Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (www.m-r.fr), Charles Enderlin et la chaîne publique française ont commis une erreur d’appréciation.

(5) Talal Abou Rahma s’est rétracté le 30 septembre 2002, après avoir initialement affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne ».

mardi 7 septembre 2010

Une cérémonie des vœux pour le nouvel an juif 5771 à Paris

 
Le 6 septembre 2010, s’est déroulée à la grande synagogue des Victoires (Paris) la cérémonie des vœux pour le nouvel an juif 5771 en présence de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur et des cultes, des dirigeants d’organisations juives, dont le Consistoire, organisateur de l'évènement, de préfets et d'élus du Conseil de Paris. Des discours ont dépeint une image contrastée de la communauté juive française, dynamique malgré l’antisémitisme, et évoqué l’islam.
 

Depuis quelques années, c’est une tradition. Dans la salle Jérusalem de la grande synagogue des Victoires, les présidents des Consistoires et les grands rabbins de France et de Paris reçoivent avec cordialité le ministre de l’Intérieur et des Cultes.

C’est une étrange cérémonie au cours de laquelle, peu avant que ne commencent les fêtes de Tichri (Roch HaChana, Kippour, Soukot), des juifs souhaitent une chana tova (Nda : bonne année) à un non-juif, qui, poliment formule le même souhait à leur égard.

En ce 6 septembre 2010, Joël Mergui, président du Consistoire Central de France et de celui de Paris Ile-de-France, Gilles Bernheim, grand rabbin de France, et David Messas, grand rabbin de Paris, accueillent donc Brice Hortefeux, ministre français de l’Intérieur et chargé des cultes, et Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, du préfet de police et du préfet de région, en présence d’une nombreuse assistance formée d’élus parisiens (Lynda Asmani, Jean-François Lamour, Françoise de Panafieu), et pour la première fois, de l’ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek qui achève sa mission.
Des problèmes et des espoirs
Joël Mergui alterne les bons et les mauvais points.

Certes, il loue « l’étroite concertation » entre les Consistoires et les ministères de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur et se réjouit que l’abattage rituel ait été provisoirement préservé par le Parlement européen. Souligne le dynamisme de la communauté juive française aimant Israël. Espère en la construction d’un Centre européen du judaïsme à Paris.

Mais il stigmatise la « banalisation de l’antisémitisme ». Déplore la difficulté à faire comprendre à certaines collectivités locales la nécessité de respecter les « carrés juifs » (Nda : espaces dans les cimetières où sont enterrés, selon la loi juive ou halakha, les morts juifs dans des carrés qui leur sont spécialement réservés). Est préoccupé par les difficultés pour des élèves pratiquants de concilier leur judaïsme avec leur scolarité, dans des classes préparatoires à de grandes écoles ou à l’université, caractérisée par des cours ou examens pendant le chabbat. S’inquiète de l’état des cimetières juifs en Algérie, d’autant qu’un voyage de juifs français souhaitant s’y recueillir a du être annulé faute d’accord des autorités algériennes.

Jovial, David Messas a surtout souhaité, pour le bien de la « vie en commun », qu’un consensus politique s’établisse sur la question de la sécurité et que le ministre soit compris.

Quant à Gilles Bernheim, il a souligné combien droits et devoirs des citoyens sont intrinsèquement liés, et exhorté tout homme, à l’avant-veille de « Rosh HaChana [Nda : commencement de l’année] qui commémore la création du premier homme » à « se remettre en question et à faire preuve d’exigence à l’égard de soi. Etre juif, c’est être un peu plus responsable à l’égard des autres ».

Curieusement, le grand rabbin de France a allégué que « le judaïsme et de l’islam, au niveau de leurs pratiques religieuses, sont extrêmement proches, peut-être plus proches dans leurs pratiques, que le judaïsme et le christianisme dans la pratique : manger casher, se tourner vers, pour les prières… » Et d’affirmer « notre fraternité avec cette religion, l’islam, indispensable pour le vivre ensemble des Français en France et pour préserver ce que ces deux religions, l’islam et le judaïsme, ont de meilleur ».

On reste pantois devant ces amalgames ou ignorances du grand rabbin de France prononcés notamment devant des rabbins et grands rabbins ! Le judaïsme plus proche de l’islam que du christianisme dans sa pratique !? Et le dire à un chrétien ! Et devant des présidents de communautés juives et des rabbins franciliens ! En une circonstance officielle si importante, le côté improvisé d'une partie du discours du grand rabbin de France sidère.

Le judaïsme prescrit à ses fidèles de manger cacher, l’islam de manger halal. Guidé aussi par la volonté exprimée dans divers textes saints Juifs de respecter l'animal et donc d'en réduire la souffrance, l’abattage rituel juif (shehita) se distingue par ses actes de celui musulman. Tourné vers La Mecque (Arabie saoudite), le musulman tue l’animal au nom d’AllahAllah Ouakbar ! », Allah est le plus grand !). Debout ou assis, les juifs prient l’Eternel en se tournant vers Jérusalem (Israël) ; prosternés en signe de soumission à Allah, les musulmans prient en se tournant vers La Mecque.

L’islam n’est pas qu’une religion. Et, en particulier lors des millénaires précédant la naissance de l'islam, le judaïsme a su «  préserver » ce qu'il y a de meilleur en lui.

La « fraternité » ne peut pas et ne doit pas être à sens unique. Pour maintenir le vivre ensemble, ne serait-il pas indispensable que l’islam supprime notamment ses versets, sourates ou hadiths prônant la haine des juifs, des mécréants, etc. ?

Mises dans la perspective de la tribune du grand rabbin Gilles Bernheim sur la votation en Suisse Minarets : l'Europe doit changer son regard sur l'islam (Le Figaro, 2 décembre 2009), ces remarques révèlent que le grand rabbin de France persiste dans une voie critiquable dans laquelle il engage spirituellement la communauté juive française. Celle de l’incompréhension, de l’ignorance ou de la méconnaissance de la spécificité de l’islam. Celle d'un dialogue judéo-musulman fondé sur des idées peu pertinentes. Celle aussi du risque d’un syncrétisme religieux dans lequel le judaïsme a beaucoup à perdre.

Ces opinions du grand rabbin Gilles Bernheim surprennent d’autant plus à l’heure où Abdennour Bidar, professeur de philosophie en classes préparatoires à Sophia-Antipolis, dénonce La lapidation, "preuve extrême de la logique de violence de l'islam" (Le Monde, 30 août 2010).

Une « communauté impliquée, vivante et dynamique »
Après avoir indiqué le nombre d’agressions antisémites lors du premier trimestre 2010 – « 47 actions et 190 menaces recensées » -, Brice Hortefeux rappelle la fermeté du gouvernement dans la lutte contre l'antisémitisme et, qu’en cinq ans, en vertu de conventions entre son ministère et le Fonds social juif unifié (FSJU), ont été sécurisés 487 bâtiments de la communauté juive, dont « 145 écoles et crèches, 98 associations et centres communautaires et 234 synagogues ».

Autres actions du ministre très applaudies : celles visant à soutenir la future « valorisation du Séminaire israélite de France » et à attirer « l’attention de la garde des sceaux afin que soient engagées des poursuites judiciaires dans plusieurs cas d’appel au boycott de produits cashers ou israéliens ».

Des motifs de se réjouir ? La reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens, la création de la Fondation du patrimoine juif de France au sein de la Fondation du judaïsme et « à l’automne 2009, la publication d’un nouveau règlement européen relatif à l'abattage rituel qui assurait une stabilité pour la shehita ». Sur ce dernier sujet, la vigilance demeure « alors qu’un vote au Parlement européen pourrait remettre ce travail en question en imposant un étiquetage discriminant pour l’abattage rituel ». Eurodéputés et ministère sont déterminés à empêcher que ce projet n’aboutisse. Ce succès récent au Parlement européen résulte aussi du « partenariat avec les représentants du culte musulman », ce qui représente « un signe fort du dialogue des religions rendu possible par notre modèle de laïcité ».

Cadeau de Joël Mergui au ministre Brice Hortefeux pour le nouvel an juif : du miel.

Une douceur dont le ministre a besoin en cette période houleuse : contestations à propos des retours des Roms en situation illégale dans leurs pays d’origine - des actes qui ont induit une instrumentalisation politique de la Shoah par des comparaisons infondées et choquantes entre les Roms actuels et les juifs sous l'Occupation -, prochain débat sur le niqab, etc.

Que retenir de cette cérémonie en dehors des remarques hors sujet et fausses du grand rabbin Gilles Bernheim ? Tout d'abord, les dirigeants communautaires gagneraient à mieux préparer leurs discours et à les écrire. Ceci élèverait le niveau de leurs discours, souvent médiocres. Ensuite, il conviendrait de s'adresser à des représentants de l'Etat sans donner des leçons de morale et en maintenant une certaine distance respectueuse. Enfin, il importe de parler essentiellement du judaïsme et des juifs, et d'éviter les digressions, dérapages ou rapprochements infondés ou qui ne valorisent pas le judaïsme.


Photos de haut en bas :
De gauche à droite, David Messas, Gilles Bernheim, Brice Hortefeux parlant, Joël Mergui, Pierre Lellouche

La façade de la grande synagogue de la rue des Victoires à Paris (75009)

Autres photos des orateurs lors de la cérémonie

A lire sur le blog :
La conférence islamiquement correcte de lancement du projet Aladin

Un dîner débat interculturel organisé par des musulmans à Drancy

Interview de Bat Ye’or sur la dhimmitude

Interview de Bat Ye’or sur Eurabia

Interview de Bat Ye’or sur Eurabia, l’OCI et le dialogue des civilisations

Interview de Bat Ye’or sur Geert Wilders et l’OCI

Interview par Radio Chalom Nitsan du 25 mars 2010

Faible mobilisation pour soutenir à Paris Guilad Shalit et Israël

Interview sur Radio Chalom Nitsan du 8 juillet 2010

Interview de Wafa Sultan

Nonie Darwish: An Arab for Israel

mercredi 1 septembre 2010

Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 !

Le 14 novembre 2007, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris a visionné des rushes de France 2. La présidente de la Cour s’est étonnée de leur durée – 18 minutes au lieu de 27 minutes. Ces rushes ont été filmés par Talal Abu Rahma, cameraman palestinien de France 2, le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim (bande de Gaza). Ils contiennent des saynètes de guerre, les interviews de deux dirigeants palestiniens et l’incident al-Dura (environ une minute). Cette audience a renforcé la position de Philippe Karsenty qui a évoqué un « faux reportage » à propos de « la mort du petit Mohamed al-Dura ».


Et Charles Enderlin apparut !

Venues des Etats-Unis, d’Israël ou de Belgique, les dizaines de personnes - journalistes (Mélanie Philips, Tom Gross, Stéphane Juffa), la réalisatrice Esther Schapira, auteure du documentaire Qui a tué Mohamed al Dura (2001-2002), bloggers, écrivains (Nidra Poller) et responsables de sites Internet (Honest Reporting, Take A Pen, UPJF), etc. - agglutinées près de la porte de la 11e chambre n’en croient pas leurs yeux. Pour la première fois, le fameux correspondant de France 2 à Jérusalem va répondre devant la justice française des célèbres images de l’incident al-Dura. Précédé de son avocate Me Bénédicte Amblard, il est suivi d’Alain Lardière, directeur adjoint de l’information chargé des reportages de France 2. Mais curieusement pas de son cameraman palestinien, Talal Abou Rahma, qui risque de devenir l’Arlésienne de l’affaire al-Dura.

Dans l’assistance largement acquise à l’appelant Philippe Karsenty, directeur de Media-Ratings, soudain, un individu crie : « Charles Enderlin est innocent ! » Il provoque un esclandre et l’intervention brève de gendarmes.

Pour accueillir cette foule inhabituelle, la présidente fait ajouter une quinzaine de chaises.

Malheureusement, des journalistes ne pourront pas assister à une audience très attendue.

Des rushes de 18 minutes, et non de 27 minutes
La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, l’annonce d’emblée : ce sera un visionnage dans le calme, qui ne doit pas durer tout l’après-midi et nul n’est autorisé à filmer ou photographier les images des rushes visionnées sur le grand écran de télévision amené par Philippe Karsenty.

Interrogée par Me Patrick Maisonneuve, avocat de l’appelant, Laurence Trébucq précise : Charles Enderlin commentera les images, et Philippe Karsenty pourra faire part de ses observations « au fur et à mesure ».

Surprise, Laurence Trébucq interroge Charles Enderlin sur la durée de ces rushes, « initialement sur une cassette Betacam et présentées à la Cour sur un DVD ». Pourquoi des rushes de 18 minutes et non de 27 minutes comme le mentionnent nombre de documents du dossier ?

« C’est très simple. J’avais 27 minutes d’images de Gaza et d’autres lieux. Quelques jours plus tard, j’ai pu récupérer la CASSETTE originale. Je l’ai mise dans un coffre. France 2 ne conserve jamais les rushes, elle les recycle ou les détruit. France 2 a fait une exception avec ces rushes du 30 septembre 2000, et vous avez une copie de la cassette originale » répond Charles Enderlin.

Il explique que le cameraman palestinien Talal Abou Rahma.

Il poursuit : « Nous avons montré ces images au monde entier [notamment] le 22 avril 2001, au congrès international des médiateurs de presse à Paris. Talal Abou Rahma a été autorisé par l’armée israélienne à venir pour y commenter ces images. Nous avons cessé de les diffuser quand nous avons vu apparaître sur Internet ces accusations [de mise en scène]. Nous allons vous éclairer ».

La présidente questionne Luc Rosenzweig, journaliste retraité du Monde et collaborateur de la Metula News Agency, et le professeur américain d’histoire Richard Landes qui ont vu les rushes de France 2, à Paris et à Jérusalem. Luc Rosenzweig se souvient : « Le 22 octobre 2004, [à Paris] Denis Jeambar, Daniel Leconte et moi sommes entrés en disant : « Nous voulons voir les 27 minutes de rushes ». On nous a dit : « Les voilà ». [La durée des rushes] n’était pas alors un objet de débat. Il y avait un timecode [Ndlr : référence temporelle – heure, minute, seconde - de chaque image d’une vidéo]. Cela dépassait 20 minutes. Je me souviens bien des scènes ». Quant à Richard Landes, il a vu les rushes à trois reprises et se souvient d’un timecode de 21 minutes. Donc, les rushes devraient durer au moins 20 minutes.

Cela n’ébranle pas Charles Enderlin qui maintient : « Vous avez une copie conforme de la cassette de Gaza. Je ne sais pas s’ils ont vu à Paris la cassette originale ou la cassette avec d’autres images ».

Me Patrick Maisonneuve cite le témoignage de Talal Abou Rahma devant le Centre palestinien des droits de l’homme le 3 octobre 2000 : « J’ai filmé approximativement 27 minutes de l’incident [al-Dura] qui a duré 45 minutes ».

Charles Enderlin défend son cameraman : « Talal Abou Rahma était en état de choc le soir de son témoignage. Nous étions en situation de guerre. Il a eu du mal à se souvenir ».

Le défenseur de Philippe Karsenty s’étonne d’un tel état psychologique persistant trois jours après les faits.

« Des scènes classiques d’Intifada »
Pour mieux voir ces rushes sur l’écran de télévision placé près des juges et les comparer avec ceux qu’ils avaient vus, Luc Rosenzweig et Richard Landes quittent leur place et s’avancent vers l’allée centrale, entre les bancs d’une part des avocats des intimés et d’autre part du défenseur de l’appelant.

Curieusement, les deux avocats de France 2 et Charles Enderlin, Maîtres Bénédicte Amblard et Pierre-Olivier Sur, ainsi que Me Guillaume Weill-Raynal tentent de constituer une barrière physique entre ces deux spectateurs et cet écran. Ce qui force Richard Landes à regarder les rushes, assis par terre, près de Philippe Karsenty.

Les rushes ? Des saynètes de guerre, deux interviews de responsables palestiniens et l’incident al-Dura.

Les rushes visionnés sont essentiellement composés, sur un fond sonore de ’’tirs de balles en caoutchouc’’, de scènes de rue avec des Palestiniens jetant des pierres, déambulant calmement ou, parfois, apparemment touchés, emmenés dans une ambulance, puis de plusieurs minutes d’interviews, notamment celle du dirigeant du Fatah dans la bande de Gaza, et ces rushes se concluent sur approximativement une minute de l’incident Jamal et Mohamed al-Dura.

Docte, didactique, insistant sur sa connaissance des lieux, Charles Enderlin déclare : « Les rushes, c’est l’équivalent de notes prises par un journaliste ». Et il ajoute : « Mais il n’y a pas de continuité temporelle absolue » (sic).

Il présente le contexte : « La veille, sur le mont du Temple, la journée a été très dure. Nous avons eu sept morts lors d’un accrochage. La région était à feu et à sang. Nous savions que la journée du lendemain serait très dure. Chaque fois qu’il y a des évènements sur le mont du temple, sur l’esplanade des mosquées, il y a des émeutes pendant une semaine. J’ai mis en alerte mes correspondants à Hebron et à Gaza. [Talal Abou Rahma] est un journaliste reconnu, qui a l’autorisation de se rendre en territoire israélien. Le lendemain [Ndlr : le 30 septembre 2000], je suis allé à Ramallah. Vous allez voir ces scènes d’Intifada. [Au carrefour de Netzarim], les Palestiniens jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Les soldats israéliens tiraient des balles en caoutchouc. On ne les voit pas car ils tiraient au travers des meurtrières de leur position ».

Un hématome rouge vif télégénique

Et que voit-on dans ces rushes pendant une dizaine de minutes ? Des scènes de Palestiniens qui vont et viennent. Jettent des pierres. Ou sont agglutinés, immobiles près d’un poteau. Ou déambulent calmement à pied ou à bicyclette à proximité de la position israélienne, et au milieu d’un « terrain de combats ». Ou circulent en voitures. Ou attendent, debout, en face de la position israélienne, sans crainte de tirs. Ou encore un Palestinien censé être blessé, que des passants soulèvent, et qui est évacué en ambulance. Car il y a parfois deux ambulances sur une image. Le tout sur fond sonore de « balles en plastique ».

« Pendant dix minutes et 53 secondes, on ne voit pas une seule balle être tirée du fortin israélien, comme d’ailleurs dans tout le film de Talal », observe Philippe Karsenty. La réplique de Charles Enderlin fuse : « Quand un cameraman filmera une balle sortir d’un fortin, ce sera un scoop ! Les soldats israéliens utilisent des balles en caoutchouc, avec les gaz lacrymogènes, pour ne pas faire de victimes. Ces balles laissent des hématomes, parfois très graves ». La preuve ? Un Palestinien ouvre sa chemise, révélant l’« hématome » provoqué sur son torse par une telle balle : un petit cercle rouge vermillon.

L’appelant, Philippe Karsenty, relève une bizarrerie : « Un hématome est bleu, pas rouge vif ». Il s’étonne : « On ne voit pas de sang sur ces images, malgré les tirs. Pourquoi ces Palestiniens circulent-ils aussi calmement s’ils risquent d’être atteints par des balles en caoutchouc ? »

« Il n’y a pas encore de tirs à balles réelles », assène Charles Enderlin qui affirme avoir souvent « vu ces scènes… On emmène en ambulances ceux qui sont blessés, égratignés » (sic).

Philippe Karsenty manifeste sa surprise devant une scène particulière : près d’une Jeep, un Palestinien est censé être touché par un tir israélien à la jambe droite. Deux secondes plus tard, arrive une ambulance, qui a du démarrer au moment même de l’impact.

Philippe Karsenty ajoute que Talal Abou Rahma a déclaré que le chauffeur de cette Jeep avait été atteint par une balle en plein front. Ce que dément la simple vision des images. Charles Enderlin s’écrie : « Ce n’est pas le même chauffeur ! »

En plus de ces saynètes de guerre, ces rushes contiennent deux interviews, en arabe et en anglais : celle du responsable du Fatah à Gaza et du chef d'un mouvement palestinien de jeunesse. Le front ceint d’un bandeau jaune-oranger, le chef d'un mouvement palestinien accuse - « Le vilain Ariel Sharon a causé une provocation en allant sur l’esplanade des mosquées ». Sur un ton comminatoire, un dirigeant palestinien menace de réactions violentes de la rue palestinienne « si Arafat signe un accord sur Jérusalem ». Philippe Karsenty fait remarquer que ce dirigeant se trouve dans la ligne de mire du fortin israélien que l’on voit en arrière plan, à la même distance de la position militaire israélienne que les al-Dura. Sans être touché par des tirs israéliens…

Pourquoi les Palestiniens restent-ils à portée des balles en caoutchouc ou en métal caoutchouté des soldats israéliens ? « C’est un rituel » selon le correspondant de France 2.

Vêtu de gris, sur un ton quasi-professoral, Charles Enderlin, rarement avec le renfort d’Alain Lardière, directeur adjoint de l’information de France 2, paraît peu convaincant. Docte. Sanglé dans ses certitudes de professionnel chevronné, et jamais ébranlé par les remarques de bon sens de Philippe Karsenty qui découvre les rushes.

Charles Enderlin réclame la parole : « Je veux pouvoir commenter mes images ». La présidente de la Cour rectifie : « Ce ne sont pas vos images. Ce sont les images du cameraman Talal Abou Rahma ».

« You only live twice » ou la vie après la mort

« Le timecode va se figer. Quand Talal Abou Rahma remet en marche sa caméra, il y a un temps avant que l’appareil ne refonctionne. L’ambiance change. Cela commence à tirer à balles réelles », annonce Charles Enderlin.

A environ une minute de la fin des rushes, on voit l’adulte et l’enfant, appelés Jamal et Mohamed al-Dura. Cette séquence contient pendant approximativement 15 secondes un plan de coupe de la position israélienne : « Talal Abou Rahma a voulu vérifier si les tirs provenaient de la position israélienne », explique Charles Enderlin.

Philippe Karsenty rappelle que Talal Abou Rahma a déclaré en septembre 2001, à la réalisatrice Esther Schapira, avoir filmé « six minutes de la scène des al-Dura ».

Charles Enderlin indique que tous les cameramen palestiniens ont fui, sauf Talal Abou Rahma. Philippe Karsenty désigne sur le coin gauche de l’image le trépied d’une caméra.

Surtout Charles Enderlin campe sur sa position : « Les tirs provenaient de la position israélienne ». Ce que nie Philippe Karsenty en se fondant sur l’angle du seul tir en direction des al-Dura. Un tir rond, non en oblique, mais de face : « Des experts en balistique pourraient déterminer l’origine des tirs. Si la Cour acceptait que soit nommée une commission d’experts… »

Et Philippe Karsenty d’ironiser sur la maladresse des soldats israéliens qui tirent « sur les al-Dura » pendant « 45 minutes selon Talal Abou Rahma », alors que l’on ne voit l’impact que de sept balles sur le mur devant lequel ils se trouvent.

Et de souligner le blanc immaculé du tee-shirt, le jean non déchiré de Jamal al-Dura qui garde son intégrité physique, alors qu’il est censé avoir été touché par des « balles qui lui ont déchiqueté les muscles et arraché l’os du bras ».

Avant que l’enfant ne soit déclaré mort par Charles Enderlin, on entend déjà des cris en arabe : « L’enfant est mort ! L’enfant est mort ! » Comment ce journaliste chevronné trilingue explique-t-il pareille préscience ? « [Mohamed al-Dura] était en danger. En arabe, on dit que l’enfant est mort quand on sait qu’il va mourir. Quand un enfant palestinien est tué par balle, on dit : « C’est un martyr ». Quelques « Oh » d’incrédulité indignée parcourent l’assistance attentive et calme.

Philippe Karsenty montre du doigt une étoffe rouge – censée représenter le sang coulant de son corps - que l’enfant déplace de ses jambes à son ventre pour visualiser l’impact du tir mortel censé l’avoir visé.

La dernière image des rushes montre l’enfant, présenté par Charles Enderlin comme mort dans son commentaire off sur l’image précédente diffusée lors du JT du 30 septembre 2000, soulever le bras, tourner la tête, regarder la caméra, baisser le bras et garder ses jambes suspendues en l’air.

C’est notamment cette dernière image qui avait incité Philippe Karsenty, en novembre 2004, à qualifier l’incident al-Dura de « faux reportage » et « d’imposture médiatique ». Des qualificatifs à l’origine de la plainte de France 2 et de son journaliste pour diffamation contre Philippe Karsenty.

« Nous avons donné ces images [de l’incident al-Dura]. Pendant toute cette scène, j’étais en conversation avec Talal Abou Rahma qui me demande de m’occuper de sa famille s’il lui arrivait quelque chose », conclut Charles Enderlin.

Les dernières images de ces rushes montrent la rue palestinienne.

La présidente de la Cour rappelle l’audience relai du 16 janvier 2008 et celle de plaidoiries du 27 février 2008. Me Patrick Maisonneuve lui demande alors la communication de ces rushes, au même titre que celle des autres pièces versées au débat. Ce qui respecterait les droits de la défense.

Au moment où Charles Enderlin quitte la salle d’audience, des journalistes se pressent auprès de lui pour l’interroger. Guysen lui demande à quelle heure il a reçu les images de son cameraman. Mais le correspondant de France 2 reste silencieux. Etrangement, ses conseils lui ont interdit de s’exprimer devant la presse.

Richard Landes confie à GIN avoir vu trois minutes de plus de rushes à Jérusalem, en présence de Charles Enderlin.

Une experte de l’affaire al-Dura précise à Guysen : « On a le timecode du DVD mais pas celui de la bande originelle. Quand un cameraman arrête de filmer, puis recommence, le timecode reprend à zéro. Or, ici le time code a défilé sans coupure. On ne peut pas être sûr qu’il s’agit de la bande originale ».


Articles sur ce blog concernant :

Visuels de haut en bas :

Timbre égyptien sur l'incident al-Dura

L’entrée de la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris.

Philippe Karsenty

Logo de France 2

Luc Rosenzweig

Carte de la bande de Gaza. © DR

Carte du carrefour de Netzarim (bande de Gaza).

Des Palestiniens, dont un sur bicyclette, face à la position israélienne, dans le carrefour de Netzarim ce jour-là.

Derrière le baril, Jamal al-Dura lève le bras.

L'enfant appelé Mohamed al-Dura présenté comme mort.

Après avoir été présenté comme mort, l'enfant appelé Mohamed al-Dura soulève le bras, tourne la tête, regarde la caméra.

Cet article a été publié par Guysen.